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Par webrunner

On disait le Maroc épargné par la révolution arabe. Le diagnostic est un peu rapide. Derrière la tranquillité de façade, le Maroc a aussi connu ses tragédies.
Les immolations par le feu se sont succédées dans le pays au cours des mois de janvier et février. Un jeune marocain licencié de l’armée y a laissé sa vie. De nombreuses manifestations, sit-in et rassemblements ont également eu lieu pour réclamer « réformes politiques et une amélioration des conditions de vie ».
Les manifestations du 20 février avaient réuni plus de 100.000 personnes dans tout le pays : « Les corps calcinés de cinq personnes ont été retrouvés à l'intérieur de l'une des agences bancaires incendiées par les fauteurs de troubles dans la ville d'Al Hoceima dans le nord du pays », soulignait alors le Ministre de l’Intérieur Taleb Cherqaoui, lors d’une conférence de presse à Rabat. Il a également ajouté que 33 édifices publics, 24 agences bancaires, 50 commerces et édifices privés, ainsi que 66 véhicules avaient été incendiés ou endommagés. Des heurts mais pas de remise en cause du pouvoir comme en Tunisie, Egypte et Libye.
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