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Si la baisse de la monnaie unique fait le bonheur des exportateurs ou des investisseurs étrangers, elle ampute aussi le budget des ménages européens en renchérissant le prix de nombreux biens importés, notamment le pétrole. Tour d’horizon des gagnants et des perdants.
LES GAGNANTS
Les exportateurs européens. Les industriels ou les sociétés de services qui exportent en dehors de la zone euro. <btn_noimpr> </btn_noimpr>
Comme ceux du secteur pharmaceutique, les constructeurs automobiles, ceux de l’aéronautique ou bien encore du secteur du luxe… Plus l’euro baisse, plus le prix d’un produit fabriqué dans la zone européenne est compétitif. Par exemple, si la monnaie unique baisse de 10 %, une voiture dont le prix de vente aux Etats-Unis correspondait à 10 000 € sera désormais proposée à 9 000 €. Elle se vendra plus facilement par rapport à des modèles fabriqués sur le continent américain ou au Japon.
Les investisseurs étrangers. Une monnaie faible attire aussi les entreprises extérieures à l’Europe. Ces dernières peuvent ainsi s’implanter ou s’offrir des usines européennes « à bon compte. »
Les emplois. Enfin, un niveau bas de l’euro « peut freiner les délocalisations, voire inciter les industriels à réimplanter leurs activités en Europe », estime Xavier Timbeau, directeur du département Analyse et prévisions à l’Observatoire français des conjonctures économiques.
LES PERDANTS
Les consommateurs. Un euro faible renchérit le prix des produits importés dans l’Union européenne. Un mécanisme particulièrement handicapant pour les biens qui ne proviennent pas de la zone euro. Comme par exemple les lecteurs DVD ou les fruits exotiques.
Les automobilistes plus particulièrement. « Les conducteurs européens risquent de payer leur essence beaucoup plus cher », explique encore Xavier Timbeau. En effet, à une baisse de l’euro correspond généralement une hausse du dollar. Or, le pétrole est toujours facturé dans la monnaie américaine. Donc, quand l’euro flanche, l’essence et le fuel flambent