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| Écrit par Yves Heuillard Le 15 octobre 2011 | |
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Sous le nom de Radiation Defense Project, le groupe citoyen est né d'une page de discussion sur Facebook. Décidé de passer à l'action, il engage ses membres à faire eux-mêmes des prélèvements et s'appuie sur le concours d'un laboratoire sérieux, le laboratoire du Isotope Research Institute situé à Yokohama. Le groupe, qui pousse les japonais à "sortir de l'ignorance des radiations", a révélé une vingtaine de zones contaminées. Le quotidien américain cite en particulier une zone aussi contaminée que "certaines des zones autour de Tchernobyl" et suggère que des populations autour de Tokyo ont pu être exposées au-delà des limites "censées protéger contre l'apparition de cancers ou autres pathologies". Boues radioactives dans les stations d'épuration La chaîne de télévison Al Jazeera avait réalisé un reportage à la fin de mois d'août sur les problèmes posés par le stockage de boues radioactives collectées par des stations d'épuration à des centaines de kilomètres de Fukushima. Sur les 132 tests réalisés, 22 ont montré des mesures de radiocativité du césium au delà de 37 000 becquerels par m², le niveau au-dessus duquel les zones autour de Tchernobyl ont été considérées comme contaminées (mais pas nécessaireemnt évacuées, ndlr), toujours selon le New York Times. Des niveaux de 138 000 becquerels ont été mesurés sous des buissons près d'un terrain de jeu. L'auteur de la mesure a décidé de déplacer sa famille à 500 km de là. Le plus haut niveau détecté par le Radiation Defense Project, près d'une église, serait de 1,5 million de becquerel, niveau considéré à Tchernobyl comme exigeant l'évacuation. Le niveau est tel que la possibilité d'une erreur est évoquée. Une fausse alerte a d'ailleurs eu lieu cette semaine, après que des mesures très élevées ont été identifiées comme venant d'une bouteille de radium utilisée jadis dans l'industrie. Le New York Times indique d'autres mesures faites par Hideo Yamazaki, expert environnemental à l'Univesité de Kini. Elles corroborent certaines des mesures faites par le groupe citoyen mais M. Yamazki précise qu"il n'y pas lieu de paniquer, ces zones étant très localisées. Le quotidien cite encore d'autres mesures faites par les autorités municipales ou des citoyens. En particulier une mesure faite dans la région de Yokohama, révélant un niveau très élevé de contamination par le strontium. Yokohama est plus loin de Fukushima que Tokyo. |