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Catalogne : L’extrême droite se mobilise contre le vote des Marocains
Pour le parti Plateforme pour la Catalogne (PxC), il est hors de question que les étrangers, « et encore moins les Marocains », participent à la vie politique en Espagne. Sur son site, le parti d’extrême droite a annoncé qu'il déposerait, par le biais de ses élus, une motion pour appeler le gouvernement espagnol à renoncer à faire voter les MRE de la péninsule aux élections locales.
Josep Anglada (photo) et son parti e veulent pas des Marocains d'Espagne« Nous pensons et nous défendons depuis des années, que nos gouvernements locaux doivent être choisis par des gens de la maison et en aucun cas par des étrangers, encore moins du Maroc, qui est un pays qui revendique la souveraineté d’une partie de notre pays [Sebta et Melilia, ndlr] », annonce un communiqué de parti catalan Pxc, posté sur son site officiel.
Le PxC a donc annoncé que ses élus dans l’ensemble des 40 municipalités espagnoles où le parti est représenté, déposeraient une motion commune pour s’opposer à la proposition, il y a deux mois, de Trinidad Jiménez, responsable de la diplomatie espagnole, de faire voter les Marocains aux élections locales. Cette proposition, déjà contestée par le maire de la ville catalane de Salt et par les autorités locales de l'enclave de Sebta, relève selon Josep Anglada, président du PxC, de l’irrationnel.
La formation d’extrême droite estime, en outre, que des personnes « étrangères » à la culture espagnole ne peuvent décider de l'avenir [politique, ndlr] de l’Espagne, « quel que soit leur niveau d’intégration sociale, leur connaissance des langues officielles, leurs convictions démocratiques ou leur degré de radicalité religieuse. »
Pour le parti de Josep Anglada, faire voter des Marocains aux élections locales en Espagne comme l’a annoncé, la responsable de la diplomatie espagnole Trinidad Jiménez, ce serait courir le risque de les voir accorder leurs voix au même parti musulman. Pour le PxC, l’électorat marocain musulman transformerait les collectivités espagnoles en Taifas, ces petits royaumes du temps de la conquête arabe en Espagne. Anglada, estime d’ailleurs qu’arriver à une telle situation signifierait « un attentat mortel à l’identité européenne et à l’idéal de vie » pour lequel les précédentes générations se sont battues.