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| Publié le 02/08/2012 à 14:48 | Mise à jour le 02/08/2012 à 15:49
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Mario Draghi. Crédit Photo : Sébastien SORIANO/Le Figaro
Les marchés attendaient une grande annonce de la part de la Banque centrale européenne (BCE) ce jeudi. Ils ne l’ont pas eu. Le président de la gardienne de la monnaie unique, l’italien Mario Draghi, a déçu lors de sa conférence de presse mensuelle.
Il a certes annoncé que la BCE pouvait racheter de la dette des États en difficulté, l’Italie et l’Espagne, pour ne pas les nommer. Mais pas de la manière attendue, et surtout, sous conditions. Mario Draghi a averti que l’institution n’agirait pas avant que les États mettent en action leurs propres pare-feu, le Fonds européen de stabilité financière (FESF). Or, un délai important pourrait être nécessaire avant toute action du FESF.
Surtout, sa puissance de feu est jugée insuffisante et les pays en difficulté doivent avant tout appeler à l’aide. Madrid exclut de le faire jusqu’à présent. «Faire appel au FESF est nécessaire, mais pas une condition suffisante pour une action de la BCE», a également ajouté l’Italien, mentionnant la nécessité de réformes structurelles dans les pays en difficulté. Il a précisé que ne seraient rachetées que des dettes à court terme des pays en difficulté, alors même que l’attention des marchés se manifeste principalement par une envolée des taux à long terme.
Les Bourses ont plongé dans le sillage de ses déclarations. La Bourse de Madrid lâche plus de 5%, l’euro chute à 1,2197 dollar. Les taux d’intérêt sur la dette italienne ont, eux, bondi au-dessus de la barre de 6%, et ceux sur la dette espagnole à plus de 7%, signalant un regain de défiance sur ces deux pays. De l’autre côté de l’Atlantique, la Bourse de New York a ouvert en baisse, l’indice Dow Jones perdant 0,22% dans les premiers échanges.