Information alternative
Par webrunner
En 2012, avant son élection, François Hollande vilipendait «son véritable adversaire, le monde de la finance» et militait pour une taxe sur les transactions financièresambitieuse. C'est bien à l'initiative de la France et de l'Allemagne que le projet fut lancé à l'échelle européenne en 2011. Après de multiples blocages, notamment de la Grande-Bretagne, le cadre a été réduit en janvier 2013 à une procédure de coopération renforcée avec 11 pays, dont la Belgique, l'Italie et l'Espagne.
Aujourd'hui, ironie de l'histoire, alors que les ministres des Finances européens se retrouvent ce mardi à Bruxelles pour tenter d'arracher un accord avant la fin de l'année, Paris est partisan d'une taxe a minima qui de fait bloque le processus. Début novembre, Michel Sapin s'est prononcé pour une taxation très réduite des produits dérivés, limitée aux seuls CDS, c'est-à-dire aux contrats d'assurance contre le risque de défaut de paiement. Lesquels ne représentent que 3% du total des dérivés dans le monde et sont appelés à se réduire du fait de la réglementation européenne.
Thème Magazine © - Hébergé par Eklablog