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La situation s'envenime entre le Liban et Israël après des heurts entre des soldats des deux armées à la frontière, mardi 3 août, qui ont fait quatre morts, trois côté libanais, dont un journaliste, et un côté israélien. Le secrétaire général du Conseil supérieur de la défense libanais, le général Saïd Eid, a déclaré que son pays ferait face aux attaques israéliennes "par tous les moyens disponibles". L'instance avait été convoquée pour une réunion d'urgence au palais présidentiel de Baabda afin d'"examiner la situation".
Le Conseil de sécurité de l'ONU était lui réuni à huis clos mardi pour discuter des affrontements entre forces israéliennes et libanaises. La réunion du Conseil, présidé ce mois-ci par la Russie, a débuté vers midi (18 heures, heure de Paris), à la demande du Liban, qui en est l'un des quinze membres. Un peu plus tôt le président du Parlement libanais, Nabih Berri, avait appelé le gouvernement à déposer d'urgence une plainte auprès du Conseil de sécurité.
LES DEUX ARMÉES SE RENVOIENT LA RESPONSABILITÉ
L'armée israélienne a estimé mardi que les soldats libanais portaient "l'entière responsabilité" des heurts survenus en milieu de journée à la frontière. "L'armée libanaise, qui a rompu le calme de cette zone, porte l'entière responsabilité pour cet incident", indique-t-elle dans un communiqué. Selon Tsahal, ses hommes ont tiré en riposte à l'armée libanaise, avec des armes légères. Israël a averti le Liban des "conséquences" en cas de nouveaux heurts.
De son côté, l'armée libanaise assure avoir riposté à des tirs israéliens. Le président libanais, Michel Sleimane, et le premier ministre, Saad Hariri, ont dénoncé une "agression" israélienne et condamné la "violation de la souveraineté libanaise".