Séoul en état d’alerte maximum, deux soldats tués, 18 blessés, au loin la fumée s’échappant des maisons détruites et la menace
« d’énormes représailles ». C’est l’incident le plus grave depuis la fin de la guerre de Corée en1953.
En tout, la Corée du Nord aurait tiré près de 200 obus sur l'ile de Yeonpyeong. Un affront qui s’inscrit dans la stratégie de Pyongyang de pérenniser son régime et de négocier en position de force avec Washington.
Pour Séoul, l’heure de la riposte a sonné. Les présidents Barack Obama et Lee Myung-Bak ont convenu de
« relever le niveau de préparation » et de tenir des manoeuvres militaires conjointes dans
« les jours prochains », a annoncé la Maison Blanche.
L’échange de tirs intervient alors que l'envoyé spécial américain, Stephen Bosworth, chargé du dossier du nucléaire nord-coréen auprès d’Hillary Clinton, est actuellement en tournée en Asie. Il a notamment rencontré les dirigeants japonais et sud-coréens et est arrivé mardi en Chine.
Dans le même temps, un universitaire américain a confirmé, le 20 novembre dernier, que la Corée du Nord disposait d’une nouvelle filière nucléaire: l’enrichissement de l’uranium. Siegfried Hecker, de l’université de Stanford, qui visitait, la semaine dernière, ces installations situées
dans le complexe atomique de Yongbyon, à une centaine de kilomètres au nord de Pyongyang a déclaré avoir été
«stupéfait» par le caractère ultramoderne des installations («
comparables aux équipements américains»), et avoir vu «
des centaines et des centaines» de centrifugeuses (2000, selon Pyongyang, moitié moins selon les experts américains).