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La pré-rentrée du Père Fouettard
Sur la photo les mères font semblant de ne pas savoir, pour le photographe et la galerie, qu’elles veulent mais le gamin-tyranneau lui sait, il a pris sa décision...

Un téléphone cellulaire (je ne dirai pas téléphone portable, vocable qui en soi ne veut rien dire ou est une sorte de très beau pléonasme) devient un enjeu existentiel pour Kevin, petit blond à coupe mulet (qui revient hélas à la mode) et double menton naissant car il va un peu trop au « macdo » avec Papamaman, ou Sandrine, apprentie pétasse en devenir, avec frange et djinne slime, qui adore lire les aventures de vampires romantiques, malsains et névrosés dans « Toualaïte », tout un cycle écrit par une mormonne sociopathe (pléonasme là aussi). On voit se multiplier pourtant les reportages sur la cherté de la rentrée, le prix de la rentrée qui coûte très chère, sans que personne ne semble se demander pourquoi mais je crois que le slogan qui ouvre ce texte est parfaitement exact, c’est parce que les gosses sont de plus en plus cons. Alors certes, l’instinct grégaire des adolescents a toujours existé mais jamais avec cette ampleur qui font des supermarchés une allégorie du purgatoire, vingt caddies par caisse depuis quelques jours, des gamins réclamant sans cesse, des gamines prenant visiblement des participantes de télé-réalité comme modèles de comportement, des gamins mous l’œil vissé sur l’écran de leur gadget préféré, que Môman a sorti de l’emballage avant la caisse car le petit con ne pouvait pas attendre ne fût-ce que cinq minutes.Peut-être me traitera-t-on de vieux con pour ce billet ? Ce sera toujours plus facile que d’être ferme face aux chiards de l’hyper-consumérisme.
par (son site) jeudi 19 août 2010