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Une Espagne essoufflée à la tête de l'Europe

Une Espagne essoufflée à la tête de l'Europe

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Madrid prend, vendredi, et pour un semestre, la présidence tournante de l'Union. La crise y sévitplus durement qu'à Paris ou Berlin. Le chômage s'envole à plus de 18 %.

Madrid. De notre envoyé spécial

« Quand je prends un verre, j'en arrive à penser que je gaspille. Souvent je me demande ce que j'ai fait de mal dans mon boulot pour l'avoir perdu ! » Araceli, 37 ans, mère de deux petites filles, était conseil en ressources humaines. Voilà des mois qu'elle court les agences pour l'emploi. En vain. En Espagne, ils sont aujourd'hui quatre millions comme cette jeune femme à chercher un job. Le taux de chômage dépasse les 18 %. Comme dans les années 1980. Les immigrés sont les premiers frappés. Les jeunes suivent, avec un taux vertigineux de 42 % de sans-emploi chez les 18-30 ans.

L'Espagne, qui arrive aux commandes de l'Europe pour six mois, n'est pas au mieux de sa forme. Ni le cinéaste Almodovar, ni son actrice fétiche, la piquante Penelope Cruz, ni le football flamboyant du FC Barcelone ou du Real de Madrid, ni les succès de l'équipe nationale sang et or, une des favorites de la future Coupe du monde de foot en Afrique du Sud, ni l'équipe de basket-ball n'arrivent à occulter le visage blême d'une péninsule ibérique économiquement ébranlée.

L'immobilier à l'arrêt


Avec le tourisme, l'immobilier faisait tourner la machine à plein régime depuis plusieurs années. On parlait même du miracle économique espagnol. La bulle immobilière a fini par éclater. Dans le pays, 1,3 million de logements ne trouvent pas preneurs, des villes nouvelles restent désertes ou presque. Conséquence, le secteur a licencié massivement.

Le chef du gouvernement socialiste espagnol, Jose Luis Rodriguez Zapatero, sait parfaitement que la construction ne retrouvera pas ses couleurs d'antan. Il y a quelques semaines, il a présenté un nouveau modèle de développement économique. Un « changement de cap » qui se fera sur une bonne dizaine d'années et s'appuiera sur une économie durable. Priorités : l'innovation, la recherche, l'éducation... et les énergies renouvelables, où l'Espagne a quelques atouts. Un jour particulièrement venteux de novembre, les éoliennes ont assuré plus de la moitié de la consommation électrique du pays.

En attendant, l'économie grise, le travail au noir (de 15 à 25 % du PIB) et la solidarité familiale permettent d'amortir les chocs de la crise et d'éviter les secousses sociales.

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