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Une polémique sur le redémarrage de deux centrales japonaises relancent le débat sur le nucléaire dans le pays. Et, le réacteur n°4 de la centrale de Fukushima Daiichi inquiète encore les experts du monde entier. Décryptage.
Cela fait six mois que le gouvernement a déclaré que Fukushima Daiichi - où trois réacteurs ont fondu à la suite du tremblement de terre et du tsunami du 11 Mars 2011 - avait atteint un état stable qualifié d’«arrêt à froid». Désormais les discussions concernent l'état de barres de combustible irradiées, stockées dans un bâtiment du quatrième réacteur.
Le réacteur numéro quatre de Fukushima Daiichi, qui fut sévèrement endommagé par une explosion d’hydrogène le 15 mars 2011, abrite 1535 assemblages de combustible d’uranium. Certains militants et hommes politiques ont pointé la dangerosité de ce dispositif, qui pourrait s’écrouler si la centrale était secouée par un nouveau séisme.
Un violent tremblement de terre pourrait fracturer la piscine de refroidissement et laisser s’infiltrer dans la centrale l’eau initialement prévue pour refroidir les barres de combustible. Cela provoquerait un important dégagement de rayonnements radioactifs.
Le réacteur numéro 4 de Fukushima Daiichi permettra donc de tester la capacité du Japon à nettoyer le site industriel le plus dangereux au monde. Le gouvernement a déclaré qu’il s’apprêtait à éliminer les barres de combustible irradié du bassin de stockage en décembre 2013. Mais il faudra une décennie de plus avant que les techniciens puissent commencer le retrait du combustible fondu, situé plus profond dans les trois autres réacteurs.
Le déclassement de la centrale prendra plus de temps : « Cela peut prendre 30 ou 40 ans et un travail extrêmement difficile nous attend » a ajouté Goshi Hosono.