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Par webrunner
L'Italie est certes confrontée à des taux élevés, à une croissance molle depuis presque deux décennies, mais paradoxalement l'Etat, qui se débat avec une dette publique supérieure à 100 % du PIB depuis le début des années 1990, n'est pas des plus dispendieux.
Depuis quinze ans, à l'exception des années 2009 et 2010, l'Italie se trouve en effet en "excédent primaire", ce qui n'est pas le cas de la France : en clair, si le pays n'avait pas à payer la charge de sa dette, le budget italien serait excédentaire.
En 2011 par exemple, le pays devrait afficher un excédent primaire de 0,9 % du PIB... Un chiffre que les nouvelles mesures d'austérité sont censées accroître. "Selon nos calculs, la dette publique peut rester soutenable jusqu'à un taux marginal d'emprunt de 9 % pendant un ou deux ans, à la condition expresse que les mesures d'austérité devant prochainement être adoptées soient pleinement appliquées, et notamment que l'excédent primaire passe de 0,9 % du PIB cette année à 5,2 % en 2014", explique ainsi Laurence Boone, chef économiste Europe chez Bank of America Merrill Lynch. Selon ses projections, même en empruntant à un taux de 6,5 % et avec une croissance limitée à 1 % à l'avenir, l'Italie pourrait ramener sa dette sous la barre des 100 % du PIB en 2022.
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