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Les petits Japonais doivent-ils craindre d'aller à l'école? Oui, répond Greenpeace, qui appelle le gouvernement à reporter la rentrée scolaire, prévue aujourd'hui dans le district de Fukushima. L'association a réalisé une série de mesures préoccupantes : dans des écoles à soixante kilomètres de la centrale, le niveau de radiations est jusqu'à 70 fois supérieur aux normes internationales. Les cours d'écoles avaient pourtant été nettoyées en grattant 20 centimètres de terre contaminée en surface.
Des zones mortes
Selon le ministère des Sciences japonais, la ville d'Okuma, à 3 kilomètre de la centrale, a reçu en cinq mois 278 millisieverts de radiations cumulées. La semaine dernière, les autorités avaient laissé entendre que certaines zones pourraient rester interdites pendant plusieurs dizaines d'années.
Des aliments contaminés
"Ces mesures ne calculent que l'exposition externe et pas l'ingestion d'aliments", précise Sophia Majnoni, chargée de campagne de Greenpeace. De la viande, des légumes verts, du poisson, du thé et même du riz contaminés ont été retirés de la vente ces dernières semaines.
L'eau contaminée pose problème
A l'intérieur de la centrale, la situation n'est pas encore stabilisée. Tepco peine à décontaminer l'eau très fortement radioactive. L’opérateur a déjà prévenu que l'arrêt à froid ne serait pas obtenu en janvier comme prévu.
Quatre centrales sur cinq à l'arrêt
En raison de la maintenance normale et en attente de tests de résistance plus poussés, la grande majorité des centrales nucléaires du Japon sont arrêtées. Dimanche prochain, seuls 11 des 54 réacteurs fonctionneront. Entreprises et particuliers sont invités à économiser l'énergie.