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Quelles conséquences pour la Grèce après une sortie de l'euro?
Nous ne croyons pas que ce paln pas plus que les prédédents ne soit la solution. Les Grecs revivent à leur façon les douze travaux d’hercule. Au lieu de nettoyer « les écuries d’Augias » de l’incurie, de l’évasion fiscale et de la corruption, Papandréou essaie de remplir un « tonneau des Danaïdes. Pourquoi la Grèce se fait elle laminer sans espoir réel de voir le bout du Tunnel ayant perdu son « fil d’Ariane » ? Peut être que la sortie de l’euro est préférable
« En cas de sortie, lit on dans une contributuon du journal Le Monde, que pourrait-il se passer? Référendum, nouveau plan d'aide, restructuration de la dette, abandon de l'euro, diminution de sa note par les agences de notation... Un an et demi après le premier plan d'aide accordé par l'UE et le FMI à la Grèce, les probabilités de faire sortir la Grèce de la zone euro n'ont jamais été si grandes. Une sortie de la Grèce de la zone euro fait partie des scénarios envisagés face à la gravité de la crise. Plusieurs économistes dressent prudemment un même scénario en deux actes: le chaos avant le retour à la compétitivité. Il y aura un mouvement de panique bancaire. Le retour à la drachme - qui irait de pair avec l'annonce d'une dévaluation compétitive - entraînerait irrévocablement une fuite des dépôts. Chaque épargnant grec préférant retirer son argent en euros plutôt qu'en drachme dévaluée. «L'inflation entraînant une baisse du pouvoir d'achat des ménages´´, faillites en série ». (3)
« Pour les particuliers comme pour les entreprises, les perdants seront ceux qui se sont endettés en euros. Les entreprises seront asphyxiées par leur crédit en euros. ´´Il faudra du temps avant que les investisseurs acceptent de prêter de l'argent à la Grèce», explique André Sapir. Le Wall Street Journal racontait par exemple la semaine dernière que des grandes firmes pharmaceutiques hésitaient d'ores et déjà à fournir des médicaments aux hôpitaux grecs. Au-delà des efforts nécessaires pour retrouver de la compétitivité qui passe par la baisse des salaires, les Grecs connaîtront une forte diminution de leur pouvoir d'achat conjuguée à une forte hausse du taux de chômage. Déprécier sa monnaie comme elle pourrait le faire en sortant de l'euro lui permettrait à moyen terme de renouer avec cette compétitivité. «Ce ne sera pas la fin de la Grèce, assure M.Fitoussi. Au prix de souffrances considérables, l'exemple argentin a montré qu'un pays pouvait se relever de la faillite. Pour la Grèce, cela passe par une politique monétaire maîtrisée et par une politique fiscale qui permette une collecte et un contrôle efficaces. » (3)