En fait, on devrait s’interroger sur la possibilité que toutes ces déclarations aient été coordonnées par les trois intéressés et que cette séquence ne soit qu’un prolongement du pacte de Marrakech. En effet, les trois rivaux évitent toujours tout mot qui fâche. Et si Martine Aubry et Ségolène Royal préparaient le terrain à Dominique Strauss-Kahn ? Après tout la date de décision de la première l’arrange et l’éloge de la seconde le met dans une position de force…
Mais alors, quel pourrait être l’intérêt pour DSK que Ségolène Royal annonce sa candidature ? On peut y voir une manœuvre destinée à ne pas laisser grandir les autres candidatures (Hollande, Valls, Montebourg), le combat Royal-Aubry-DSK continuant à les éclipser dans les médias. Si Ségolène Royal n’avait pas annoncé sa candidature, les « petits candidats » auraient occupé l’espace médiatique seuls, menaçant alors de fragiliser les trois éléphants.