Information alternative
Mardi 4 septembre 2011 a eu lieu à Paris un procès passé sous silence. Le réalisateur et acteur Mathieu Kassovitz avait en effet porté plainte pour "injures publiques" France Inter, L’Express et un blogueur du Journal du Dimanche.
Le 15 septembre 2009, au cours de l’émission « ce soir ou jamais », MK avait mis en cause les conclusions de l’enquête officielle sur les attentats du 11 septembre. "On ne peut pas prendre l’information officielle comme argent comptant", avait-il déclaré, précisant ne pas parler "de complot ou de choses comme ça."
Voici la retranscription des principaux points de la discussion (Source Libération)
Mathieu Kassovitz : « Je pense que ce qui s'est passé le 11 septembre 2001 est un des éléments les plus marquants de notre jeune siècle, mais détermine aussi tout ce qui s'est passé jusqu'à aujourd'hui. Je pense que ce qui s'est passé le 11 septembre 2001 et la version officielle qui a été donnée par les Américains est obligatoirement questionnable. Il faut absolument se poser la question. On ne peut pas prendre l'information officielle de manière... »
Frédéric Taddéi : « Pour argent comptant ? »
M.K : « On ne peut pas, c'est impossible. Il suffit d'examiner ce qui s'est passé cette journée pour poser des questions. Le problème, c'est que les réponses n'ont pas été données par les commissions officielles américaines (...). Je ne parle pas de complot car on n'en est pas là pour l'instant. Le problème c'est de savoir ce qui s'est passé sur cette journée très très spéciale (...). J'ai eu la chance de travailler sur le document « Apocalypse » sur la deuxième guerre mondiale. Le devoir de mémoire, c'est dire : est-ce-que ça s'est déjà passé et est-ce qu'on peut en tirer des conséquences ? La montée d’Hitler et du nazisme, c'est l'invention d'un système de communication extrêmement bien huilé. Toutes ces choses, on l'a déjà vécu. Goebbels a dit « Plus le mensonge est gros, plus il passe ». Donc on doit se poser la question de ce qui s'est passé le 11 septembre. Internet est le seul endroit où le déni est débattu (...). Comment on peut faire tomber trois tours avec deux avions ? (...) Il s'est passé le même jour une attaque sur le Pentagone où un avion de ligne est censé avoir fait une manœuvre absolument incroyable pour rentrer dans le Pentagone, le bâtiment le plus surveillé et le plus protégé au monde, sur lequel il n'y a aucune image, à part cinq secondes d'un film. Et le troisième événement c'est un avion où des Américains extrêmement braves attaquent les terroristes et plantent l'avion eux-mêmes pour sauver le président américain (...). Je parle du vol 93. »
Suite à ses déclarations, L’express avait osé une comparaison entre MK et l’historien révisionniste Robert Faurisson. Lilian Massoulier dans un blog du JDD, l’avait rapproché de Joseph Goebbels.
Au cours du procès, MK a réaffirmé qu’il émettait des doutes sur la thèse officielle déclarant « L’histoire, "je ne la révise pas, je la questionne ».
A Toronto en septembre 2011, il a décidé d’assister aux « Auditions de Toronto ». Au cours de ces auditions, l’ex sénateur Mike Gravel a officiellement demandé une enquête citoyenne sur les évènements du 11 septembre.
De nombreuses initiatives ont ainsi vu le jour dans au moins trois États américains, l’Oregon, la Californie, et le Massachusetts, où des équipes se sont formées pour récolter des fonds et organiser la collecte de signatures en vue d’un vote populaire qui donnerait naissance à une Commission d’enquête citoyenne avec les pouvoirs judiciaires de citation à comparaitre. La Citizens 9/11 Commission Campaign et son responsable George Ripley lancent pour cela un appel à dons (auquel Mathieu Kassovitz a répondu « j’en suis ! Je donne 50 000 euros.
Il est dommage qu’en France, on ne puisse pas parler publiquement de ce sujet sans se faire taxer de « révisionniste », « conspirationniste », « complotiste » voire même » d’antisioniste ».
La presse (à l’exception de TF1/LCI et Europe 1 qui ont repris une dépêche AFP) n’a rien dit sur ce procès, le procès d’un homme qui a osé mettre publiquement en doute la véracité du rapport officiel sur le 11 septembre et c’est retrouvé insulté par des médias qui eux sont persuadés de détenir l’absolue vérité. Le citoyen peut se demander où se trouve aujourd’hui, la liberté d’expression et de penser ?
par (son site) jeudi 6 octobre 2011