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Des Egyptiens nettoient les côtes de la mer Rouge, à Hurghada, le 20 juin 2010. AFP
Après le golfe du Mexique, l’Egypte. Depuis plus d’une semaine, une plateforme pétrolière au large de la station balnéaire d’Hurghada, dans la Mer Rouge, fuit discrètement mais sûrement: plus de 160 kms de côte auraient déjà été atteints. La fuite, arrêtée la semaine dernière, a repris de plus belle ce mardi.
Le gouvernement égyptien, redoutant que la marée noire ne nuise à la saison touristique sur cette côte connue pour ses sites de plongée, est resté silencieux pendant plusieurs jours. Les seules déclarations officielles ont eu pour but de rassurer sur l’ampleur des dégâts: les membres du gouvernement ont assuré que la fuite était contrôlée et que les plages seraient rapidement nettoyées.
Du côté des exploitants de la plateforme, la compagnie pétrolière égyptienne Geisum Oil, on fait profil bas. Ayant reçu l’interdiction de parler aux médias, des employés ont témoigné anonymement pour préciser que la fuite avait lieu sur la plateforme offshore de Jebel al-Zayt.
Les associations environnementales craignent le pire pour la vie marine. Des zones protégées ont été gravement touchées: «Toute la vie marine devrait être sérieusement affectée. Des oiseaux et des tortues marines recouverts de pétrole ont déjà été retrouvés» explique Ahmed el-Droubi, biologiste à l’Association pour la protection et la préservation de l’environnement d’Hurghada.
Selon le gouvernement égyptien, les hôteliers de la côte d’Hurghada ne se sont pas plaints, pour l’instant, du pétrole qui arrive sur leurs côtes. Trop occupés sans doute à nettoyer les plages avant l’arrivée des estivants.