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LES PIEDS DANS LE PLAT: CHARLES DEREEPER
Charles Dereepern, un journaliste français, a mis les pieds dans le plat. Enfin!
Société Générale a un total de dettes de 1054 milliards d'euros à comparer avec des capitaux propres de 43 milliards. L'effet de levier est de 24.
Le Crédit Agricole a 1620 milliards d'euros pour 53 milliards de capitaux propres et un effet de levier de 30.
L'engagement des banques françaises en Grèce est selon la BRI de 79 milliards.
En temps normal, la Grèce aurait du être mise en faillite. Les créanciers auraient du être sanctionnés pour leur erreur d'appréciation du risque. Du coup, les banques françaises auraient presque fait faillite. Ils auraient dû les nationaliser et les recapitaliser. Au lieu de cela, les fonctionnaires et politiciens français ont orchestré le vol de l'argent public, une constante depuis 30 ans, en prenant dans le pot commun pour garantir les erreurs de la Grèce et lui permettre de rembourser ses créanciers. En langage basique : on a volé un gros paquet d'argent aux Français pour le donner aux actionnaires des banques françaises qui auraient du normalement tout perdre."
C'est pour cela que Nicolas Sarkozy a mis tout son poids dans la balance pour sauver la Grèce. Comme vous l'avez déjà vu ici, ce sont les banquiers qui ont été sauvés, pas les Grecs. Pebreau, conseiller de Sarkozy, le serre de près... Cependant là où Charles Dereeper est épatant, c'est avec les lignes suivantes: "les élites voleront la masse jusqu'au dernier sou pour sauvegarder leur jouet qui crache de l'argent fictif ... cela ne sert plus à rien de voter. Il faut changer de pays et arrêter de contribuer avec votre force de travail et l'argent de vos impôts au maintien de ce système mafieux en place. Celui-ci ne peut avoir lieu que pour une seule raison : la grande majorité des habitants n'y comprend presque rien et n'est donc pas en mesure d'argumenter et de râler comme il faut. Il est totalement inadmissible que la BCE et toutes les autres formes de pouvoir laissent les banques françaises ou Deutsche Bank en Allemagne avec un effet de levier de 30". Et il conclut avec une guillotine: "Cela me rappelle le gouvernement de l'Allemagne de l'Est dans les mois précédents la tombée du mur de Berlin. L'aveuglement était tellement énorme qu'on se demandait comment il pouvait exister". C'est sûr que ce n'est pas demain qu'on verra un article comme celui-là dans Le Figaro (Serge Dassault), Paris Match (Lagardère), Libération de la gauche caviar (Rothschild), Direct Matin (Bolloré), TF1 (Bouygues), etc, etc. Merci à Mr Beghin. Lire cet excellent article ici. Revue de Presse par Pierre Jovanovic