lettres fantasques :
« Les États-Unis ont récemment entamé un virage à 180° et tentent de mettre fin à d’anciennes hostilités pour se rapprocher des pays émergents.
Ils ont pris grand soin d’impliquer directement les Européens dans le conflit militaire en Libye, tout en se dégageant eux-mêmes d’Irak et en préparant leur départ d’Afghanistan. Qui sera dans ce contexte leur ennemi privilégié ? Plus les « rouges » (Sur la guerre froide, voir mon exposé dans
D’août 14 à l’âge d’or de l’État) ni les «
islamistes »… non, bientôt l’ennemi n° 1 ne sera-t-il pas le vieil ordre financier international incarné par… l’Europe ! C’est dans ce cadre qu’il faut situer notamment l’affaire DSK (Un Européen « pourri » à la tête d’une organisation financière internationale et dont on a obtenu
immédiatement la démission après la mise en scène de ce qui aurait pu aussi
faire figure de « fait divers »), la mise en opposition des pays européens dits « vertueux » et des PIIGS autour de la crise de la Dette, et plus récemment enfin par les attentats de Breivik à Oslo la tentative de déstabilisation de l’Europe du Nord, traditionnellement paisible et prospère.
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L’Europe et sa finance, hier siège du vieil ordre colonial dont les Américains ont débarrassé le monde à l’issue du dernier conflit mondial. L’Europe et sa finance, aujourd’hui encore le cœur de tous les déséquilibres planétaires parce qu’elle symbolise cet univers de rentiers et de spéculateurs dont le discours dominant nous invite à nous débarrasser.
Plus nous avançons, plus il se confirme que le fondement de l’ordre mondial réside dans l’accord Chine-USA, accord monétaire et financier qui fait de la première le cœur de l’industrie mondiale et le principal garant d’une situation qui permet aux seconds de dominer les débats en créant de la Dette à l’infini. »