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Par webrunner
Au final, ce monde machinal est peuplé d’esclaves s’esclavagisant eux-mêmes.
Entre le fils faussement rebelle et le père faussement conservateur, il y a un contrat implicite, intériorisé par les sujets du capitalisme de la séduction : soumets-toi, et tu pourras jouir.
Totale déculpabilisation de la consommation mondaine : elle n’est plus un à côté honteux du statut bourgeois, elle en est l’essence.
On n’est plus fier de ce que l’on fait, mais de ce que l’on détruit (par la consommation).
Le gaspillage est devenu une vertu capitaliste.
Le système fabrique des objets en trop, et les crétins qui vont avec.
Les crétins consomment les objets en trop, les objets en trop permettent de faire tenir les crétins tranquilles.
Le capitalisme de la séduction a, temporairement, surmonté la dérive de l’accumulation.
Clouscard
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