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Le Comité représentatif des institutions juives de France (Crif) s'invite de façon inattendue dans la négociation entre le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts. Dans un éditorial intitulé «Les évincés» et publié sur le site du Crif, son président Richard Prasquier fait une lecture très personnelle de l'identité des élus socialistes amenés à céder leur siège, de plus ou moins bon gré, au profit de leurs alliés écologistes. Selon lui, «l'effet d'affichage des noms des évincés est désastreux».
Et Prasquier d'énumérer que l'accord a «abouti à l'éviction» de Serge Blisko, Tony Dreyfus, Danièle Hoffman-Rispal et Daniel Goldberg, autant de personnalités qui seraient, selon lui, «garantes dans leur histoire assumée personnelle et familiale d'une mémoire des persécutions». Il poursuit: «Il est tentant de parler d’antisémitisme, certains l’ont déjà fait et je me garderai de les suivre. Je pense que nous n’en sommes pas là.»
Mais à propos des potentiels futurs candidats EE-LV, Richard Prasquier se fait plus direct. Il pointe ainsi en Yves Contassot un homme «réputé être parmi les plus virulents des antisionistes du parti écologique» et affirme que les Verts auraient «malheureusement» fait des «sirènes de la détestation d'Israël» «un de leurs étendards». Joint par Libération.fr, Contassot n'est pas surpris par la charge: «Ca fait 10 ans que j'entends parler de ça. J'ai déjà eu droit à ce type de calomnie intrumentalisée par M. Aidenbaum (maire PS du 3e arrondissement de Paris, contre lequel Yves Contassot a été candidat aux municipales en 2001: ndlr).»
Affirmant qu'il «ne souhaite pas polémiquer avec le CRIF», le conseiller EE-LV de Paris rappelle tout de même avoir «fait des tas de manifs pour la paix» entre Israéliens et Palestiniens, mais aussi sa proximité avec le «mouvement "La Paix maintenant", qui n'est pas franchement un repère d'antisémites». Contassot souligne enfin qu'il (...) Lire la suite sur Liberation.fr