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Par webrunner
Selon le Financial Times, six gouvernements de la zone euro auraient été avertis par Standard & Poor's que leur notation pourrait être abaissée, mettant en avant les turbulences économiques et politiques.
Stupeur. L’agence de notation Standard & Poor’s aurait signifié à l’Allemagne et à cinq autres Triple A de la zone euro qu’ils risquaient de perdre la note suprême en raison des turbulences économiques et politiques qui secouent la région, selon l’édition électronique du Financial Times. D'après le quotidien britannique, Standard & Poor’s devait annoncer plus tard dans la soirée la mise sous surveillance négative de l’Allemagne, la France, les Pays-bas, l’Autriche, la Finlande et le Luxembourg, laissant entrevoir une possible dégradation de leur notation dans les 90 jours suivants.
L'idée d’une éventuelle dégradation de la note de la France avait quelque peu fait son chemin ces dernières semaines, le sujet ayant agité notamment la primaire du parti socialiste et retrouvé un certain écho après l’envoi par erreur de S&P à une partie seulement de ses abonnés d’un message laissant à penser que cette note avait déjà été abaissée à la veille du week-end du 11 novembre. La Tribune avait révélé, dans son édition du 29 novembre, que S&P devait placer l’Hexagone sous perspective négative sous peu.
Selon le Financial Times, l’agence aurait indiqué aux six gouvernements son intention de boucler son réexamen "dès que possible" après le sommet programmé le 9 décembre, appuyant "l’absence de progrès des politiques européens jusqu’alors à contrôler l’extension de la crise", laquelle pourrait bien refléter "des faiblesses structurelles dans le processus de décision au sein de la zone euro et de l’Europe".
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