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Le Grand d’Échiquier d’Asie Centrale_partie 5

Le Grand d’Échiquier d’Asie Centrale_partie 5

par Saïd Ahmiri

Inde et Pakistan ou l’histoire de deux frères ennemis

Avant de définitivement quitter le nord du Pakistan pour aborder le Balouchistan, il convient de faire le point sur la situation du Cachemire qui monopolisent une grande part des relations indo-pakistanaises. C’est dans le contexte géopolitique extrémement tendu et passablement stabilisé au Cachemire que certains des mouvements pakistanais ont longtemps bénéficié du soutien d’Islamabad et même de l’appui de ses puissants services secrets, l’ISI. Le gouvernement pakistanais étant lui-même opposé à la présence indienne dans la région disputée du Cachemire, à l’origine de deux des trois guerres (1947-1948, 1965, 1971) entre les deux pays voisins possédant chacun l’arme nucléaire. Un autre vieux conflit eurasien généré lors de la Partition des Indes, le partage de la gigantesque colonie de l’Inde britannique, au moment de l’indépendance, les 14 et 15 août 1947, après des mois de violences aussi impitoyables que sanguinaires faisant plus d’un million de morts [27]. La Partition des Indes a donné lieu à deux nations indépendantes : l’Inde et les deux entités du Pakistan, le Pakistan occidental (l’actuel Pakistan) et le Pakistan oriental (l’actuel Bangladesh) distants de plus de 1.500 kilomètres de part et d’autre l’Inde. La frontière a été tracée par l’avocat Cyril Radcliffe et négocié par le dernier vice-roi de l’Inde britannique, l’illustre Louis Mountbatten, suivant les considérations religieuses – hindou, musulman et sikh – exigées par le fondateur du Pakistan, Muhammad Ali Jinnah, le leader indien du parti politique de la Ligue musulmane. 

 

le Cachemire

Source de la carte : Cachemire : quelques repères (Philippe Rekacewicz)

 

La libération du Bangladesh

En 1970 et 1971, pendant la Guerre Froide, l’Inde est une nation alliée de l’URSS et les relations avec les Etats-Unis sont au plus bas. De son côté, le Pakistan servait d’intermédiaire aux Américains pour se rapprocher de la Chine. Le gouvernement central du Pakistan était essentiellement composé de Penjabis, les Bengalis du Pakistan oriental n’étaient pratiquement pas représentés. Le redoutable cyclone de Bhola qui a dévasté le Pakistan oriental et la province indienne du Bengale occidental, les 12 et 13 novembre 1970, a fait officiellement entre 224.000 et 300.000 morts, officieusement plus de 500.000. Bhola est considéré comme le cyclone le plus meurtrier de tous les temps dans l’histoire des catastrophes naturelles avec le séisme de Tangshan en 1976 et le tsunami de l’Océan Indien en décembre 2004. Les secours du gouvernement central ont tardé à intervenir, le Pakistan occidental refusa l’aide de l’Inde, et par conséquent cela à peser lourd lors des élections législatives du 

Yahya Khan

21 mars 1971. La Ligue Awami ayant obtenu la majorité au Parlement (160 sièges sur 162) s’est vue interdite d’entrer en fonction par le président et ancien général en chef de l’armée pakistanaise, Yahya Khan, qui fit arrêter le leader politique bengali, Mujibur Rahman, dans la nuit du 25 mars 1971. Au lendemain, Ziaur Rahman, un officier rebelle de l’armée pakistanaise orientale déclarait l’indépendance du Bangladesh au nom de Mujibur Rahman. Appuyée par les forces armées du Pakistan oriental, l’opération Searchlight est lancée par le Pakistan occidental en guise de répression sévère contre les Bengalis. L’élite dirigeante de la Ligue Awami s’exila à Calcutta et 10 millions de personnes ont fui vers l’Inde. Les combats durèrent 9 mois et ont fait entre 500.000 et 3 000.000 de décès de civils bengalis. En d’autres termes, un nettoyage ethnique ou une Shoah bengalie qui ne dérangeait pas du tout la Maison Blanche qui ferma les yeux sur ce côté sombre du conflit. C’est grossier à dire, et sans doute choquant, mais le dictateur Pol Pot du Cambodge, leader des Khmers Rouges bénis par la CIA, fait figure d’amateur comparé à Yahya Khan. Le plus choquant, d’après moi, réside surtout dans les implications occidentales, tant anglo-saxonne que française, soutenant tous ces monstrueux régimes autoritaires, dans la plupart des cas pour s’accaparer leurs ressources énergétiques, mais c’est un autre sujet de la longue descente aux enfers de tout le continent asiatique. 

Indira Gandhi

En avril 1971, la Première ministre de l’Inde, Indira Gandhi, décide d’aider les séparatistes bengalis à libérer le Pakistan oriental du joug des Penjabis d’Islamabad. New Delhi commence dès lors à accumuler ses forces armées le long de la frontière de la Cachemire et attend l’hiver afin d’éviter le soutien de la Chine au Pakistan occidental. L’aviation pakistanaise répond à la menace cachemirie en attaquant les camps de réfugiés suspects de Bahini de Mukti situés sur le territoire indien à l’ouest du Pakistan oriental. Pendant les mois sanglants de la violente guerre civile entre les deux entités pakistanaises, les Etats-Unis du président Nixon et/ou du sécretaire d’Etat Henry Kissinger soutiennent le Pakistan occidental en craignant que l’Inde finisse par annexer le Cachemire et devienne un poids lourd dans la région passant sous contrôle soviétique. Le 3 décembre 1971, des avions pakistanais bombardent plusieurs bases militaires indiennes dans le nord de l’Inde, et le 4 décembre à minuit, New Delhi entre officiellement en guerre contre le Pakistan occidental. C’est le début de la Troisième Guerre indo-pakistanaise ou guerre de libération du Bangladesh. L’Inde lance une invasion massive du Pakistan oriental mettant en déroute les forces armées pakistanaises. Islamabad est sous pression, le Pakistan occidental, déjà menacé au nord par les forces armées indiennes amassées le long du Cachemire, voit son port de Karachi placé sous le blocus de l’Indian Navy. L’armée de terre indienne sous le commandement du lieutenant général Jagjit Singh Aurora remporte une victoire décisive le 16 décembre en capturant 90.000 soldats pakistanais. Pour refroidir les ardeurs de l’Inde, Washington envoie le porte-avions américain USS Enterprise tremper dans les eaux du Golfe du Bengale dans le but d’intimider l’Inde et littéralement l’obliger à conclure un cessez-le-feu. 

Au bout de 13 jours de combats intenses, la perte entre 10.000 et 30.000 soldats dans les deux camps et plus de 93.000 prisonniers de guerre, l’armée pakistanaise finit par capituler. Islamabad a perdu le Pakistan oriental. Le président pakistanais Yahya Khan démissionne le 20 décembre 1971. Zulficar Ali Bhutto, père de Benazir Bhutto, lui succède et fait libérer Mujibur Rahman, le 22 décembre 1971, devenant le premier Premier ministre de la République populaire du Bangladesh. Le 2 juillet 1972, l’Inde et le Pakistan s’assoient à la table et signent le Pacte de Simla, consentant à respecter la Ligne de Contrôle imposée en 1949 par l’ONU entre le Jammu-et-Cachemire indien et l’Azad Kashmir pakistanais, jusqu’à ce que la question soit définitivement résolue. 

Le conflit de Kargil

Le conflit de Kargil s’est déroulée du 9 mai au 26 juillet 1999. Il s’est disputé sur des hauteurs himalayennes à plus de 5.000 mètres d’altitude et souvent à des températures inférieures à 0° d’où son surnom de « guerre des glaciers ». Appuyés par les hélicoptères de l’aviation pakistanaise et équipés par les services secrets du Pakistan en mitrailleuses moyennes, des mortiers lourds, des missiles Stinger pour se protéger de l’aviation indienne et des petites armes sophistiqués afin de se battre avec les mobiles de neige, des centaines d’éléments issus des 40 camps concentrés à Gultari, Faranshat, Shaqma, Olthingthang, Marol et Kharmang, dans l’Azad Kashmir, se sont infiltrés dans le secteur de Batalik de l’autre côté de la Ligne de Contrôle. Leur objectif était de prendre le contrôle de la route stratégique reliant les villes indiennes de Srinagar, la plus grande ville du Jammu-et-Cachemire située à l’ouest, à Leh du district de Ladakh, situé plus à l’est et surnommé le Petit Tibet, une autre région disputée entre l’Inde et la Chine qui revendique aussi une partie du Cachemire. Kargil se situe entre les deux villes, légèrement au nord de la route Srinagar-Leh. Des patrouilles de l’armée indienne du Jammu-et-Cachemire ont découvert les éléments infiltrés, le 8 mai 1999, et la tension entre les deux pays a très vite grimpé. Le 31 mai, le Premier ministre de l’Inde, Atal Behari Vajpayee, disait qu’il y avait une « situation de guerre » à Kargil. Le 6 juin, les forces armées indiennes lancaient l’opération Vijay, une offensive massive dans les secteurs de Kargil et Drass. Elle était accompagnée de frappes aériennes. L’objectif de la stratégie de reconquête était de garder la route cruciale Srinagar-Leh libre de toute menace pakistanaise. Trois jours plus tard, l’armée indienne prennait le sommet de Tololing en parvennant à chasser les combattants pakistanais vers Batalik. La Chine demeurant neutre, le 4 juillet, le président américain Bill Clinton réclamait aux combattants pakistanais de se retirer du Jammu-et-Cachemire. Le 10 juillet, Kargil est libéré par l’armée indienne. Le lendemain, Vajpanee visitait la ville et ordonna le retrait de tous les éléments infiltrés pour le 16 juillet. Le 12 juillet, le Premier ministre du Pakistan, Nawaz Sharif, annonçait le retrait à la télévision et proposait des entretiens avec Vajpayee. Malgré quelques combats de basse intensité, les combattants pakistanais commencèrent à se replier vers l’Azad Kashmir. Le 14 juillet, Vajpanee déclarait l’opération Vijay comme un succès. Le 26 juillet marque à présent la date d’anniversaire de la victoire indienne, « Kargil Vijay Diwas » ou « Fête de la victoire de Kargil ». Nul besoin d’être un véritable expert en géopolitique pour comprendre que l’attaque pakistanaise était tout sauf une nouvelle tentative d’Islamabad pour s’emparer du Jammu-et-Cachemire. 

La soif de pouvoir du « Muhadjir »

le Premier ministre déchu Nawaz Sharif

La défaite du conflit de Kargil qui s’est accompagné du désaveu de ses principaux alliés, américain et chinois, ainsi que les accusations de corruption qui pesèrent sur Nawaz Sharif déclenchèrent un coup d’État militaire, le 12 octobre 1999. L’armée renversa le gouvernement civil du Nawaz Sharif, sans effusion de sang, et plaça le général limogé par Nawaz, Pervez Musharraf, à son poste jusqu’au 23 novembre 2002. Dès la veille du coup d’État, le conflit de Kargil avait pris une tournure de complot orchestré par l’ISI contre son propre gouvernement. Entre temps, le 20 juin 2001, Pervez Musharraf a été élu à la tête de l’État faisant donc de lui, simultanément le chef d’état-major des armées, le Premier ministre et le Président de la République islamique du Pakistan. Ce qu’il convient d’appeler un dictateur. Après le référendum de novembre 2002 où il parvint à obtenir 97,5% des suffrages, ce qui lui permit de prolonger son mandat présidentiel de cinq ans, Pervez Musharraf abandonna la fonction de Premier ministre. Pour éviter de comparaître devant les juges et répondre des accusations de corruption, Nawaz Sharif s’exila du Pakistan et s’envola pour l’Arabie Saoudite. Devenu l’un des plus importants alliés de Washington dans sa guerre contre le terrorisme, Pervez Musharraf fit interdire cinq organisations religieuses, surveiller les mosquées et les madrassas, mit 2.000 islamistes en prison dont Sufi Mohammed et livra 450 membres présumés d’Al-Qaïda aux Américains qui soupçonnaient la pieuvre ISI de soutenir le réseau des Taliban afghans et pakistanais dans leurs opérations visant la coalition ISAF en Afghanistan. Le choix de cette coopération lui valu une progressive perte de confiance de la population pakistanaise. Pour le Talibanistan, le natif de Delhi fut considéré comme un ennemi de l’Islam. En décembre 2003, il échappa à deux attentats perpétrés par des hommes soupçonnés d’appartenir à Al-Qaïda. En dépit de quelques avancées démocratiques, notamment pour les femmes, en mars 2007, le juge Iftikhar Muhammad Chaudhry, président de la Cour suprême, que Musharraf accusa d’abus de pouvoir, fut suspendu de ses fonctions, ce qui provoqua de nombreuses manifestations dans les villes pakistanaises à majorité anti-Musharraf. Le juge Chaudhry fut rétabli à son poste quelques mois plus tard mais de violentes émeutes éclatèrent à partir de mai 2007 entre sunnites et chiites et entre partisans et adversaires du dictateur. Réélu le 6 octobre 2007 à la présidence du Pakistan avec 252 voix sur 257 malgré sa grande impopularité, Pervez Musharraf abandonna son poste de chef d’état-major des armées. C’est le général Ashfaq Kiyani, 55 ans, qui lui succéda avec, bien sûr, la bénédiction de celui-ci, dont il est, depuis plusieurs années, l’homme de confiance. 

le dictateur Pervez Musharraf

Il autorisa Nawaz Sharif à rentrer au pays et signa également un décret d’amnistie qui marqua l’abandon des poursuites pour corruption à l’encontre de l’ex-Première ministre Benazir Bhutto après huit années d’exil. Après les éléctions législatives, au début de l’année 2008, qui marquèrent le triomphe du parti de Bhutto assassinée, le PPP (fondé par Zulficar Ali Bhutto), et de la Ligue musulmane (PML-N) de Nawaz Sharif, Yousouf Raza Gilani, candidat du PPP qui était soutenu par le veuf Asif Ali Zardari, fut élu Premier ministre et s’engagea aussitôt dans une épreuve de force avec Pervez Musharraf. La nouvelle coalition qui s’est emparée du pouvoir fit accuser le dictateur de violations graves de la Constitution. La coalition lança une motion de destitution à son encontre, en août 2008, en lui reprochant notamment d’avoir volontairement évincé des magistrats qui s’apprêtaient à statuer sur sa réélection contestée en octobre 2007 et d’avoir instauré des mesures impopulaires durant l’état d’urgence en novembre 2007 sans oublier l’animosité personnelle que lui vouait Nawaz Sharif. « Nous avons de bonnes nouvelles pour la démocratie », lançait Asif Ali Zardari au cours d’une conférence de presse. Le 18 du même mois, Pervez Musharraf, âgé de 65 ans, se décida finalement à démissionner, pour éviter d’être destitué, après avoir dirigé le Pakistan pendant neuf longues années. « Après avoir considéré la situation et consulté divers conseillers en droit et alliés politiques, sur leurs conseils, j’ai décidé de démissionner », déclarait-t-il lors de son dernier discours télévisé à la nation en remettant son avenir de Muhadjir (immigré) entre les mains du peuple. Ayant quitté la scène politique, le 23 novembre 2008, muni d’un visa ordinaire et accompagné de son épouse, Pervez Musharraf à la retraite arriva à Londres à bord d’un vol régulier en provenance d’Islamabad et fut accueilli, sans strass et paillettes, par un simple chargé d’affaires de l’ambassade. Après une visite au domicile d’un vieil ami, l’ex-général Niaz Ahmed, Pervez Musharraf prononça une conférence à l’université de Cambridge avant de s’envoler pour une tournée en Europe et aux États-Unis. D’après des officiels de l’actuel président, Asif Ali Zardari, l’ex-protégé de Bush junior aurait acquis une demeure dans le comté de Buckinghamshire, au nord de Londres, et aurait l’intention de s’installer définitivement au Royaume-Uni. 

Comme chien et chat

Dans une dernière rixe diplomatique, survenue en octobre 2003, Faisal Saleh Hayat, le ministre pakistanais de l’Intérieur, a accusé l’Inde d’avoir ouvert six camps d’entraînement terroristes en Afghanistan qui se situeraient à proximité des consulats indiens de Djalâlâbâd et d’Hérat. « RAW (les services secrets indiens) fournit les fonds et procure les faux papiers pakistanais et la fausse monnaie aux recrues qui sont ensuite envoyées au Pakistan après avoir été entraînées à mener des attaques », a-t-il précisé. Des camps d’entrainement pour mener des tentatives de déstabilisation sur son sol, ou pour porter atteinte aux intérêts pakistanais en Afghanistan. Ainsi, les autorités pakistanaises ont déclaré que la « main de l’Inde » a téléguidé l’attentat contre la mosquée chiite de Quetta, dans la province du Balouchistan, le 4 juillet 2003 faisant 53 morts, ou le saccage de l’ambassade du Pakistan à Kaboul dans les jours qui suivèrent. Le 15 octobre 2003, un séminaire était organisé par le parti pakistanais pro-pachtoune Pakhtun Quami et réunissait de nombreuses personnalités pachtounes, tant pakistanaises qu’afghanes pour débattre de « L’influence néfaste de la ligne Durand sur le peuple pachtoune » accentuant les prémices de déstabilisation du Pakistan. 

Les attentats de Bombay

les lieux des attentats de Bombay

Du mercredi 26 au samedi 29 novembre 2008, à Bombay, l’Inde a vécu son « 11 septembre », l’épisode terroriste le plus terrible de son histoire dont le bilan s’est élevé à 174 morts parmi lesquels neuf des dix assaillants, une trentaine d’Occidentaux et plus de 300 blessés. Véritable opération techno-commando, tant dans la préparation ingénieuse que l’exécution implacable qui a paralysé toute la stratégie usuelle du contre-terrorisme de plusieurs milliers de policiers et militaires indiens, les 10 kamikazes pakistanais, d’une moyenne d’âge de 20 ans, ont notamment utilisé selon Charles Bwele pour Alliance Géostratégique : 

  • des mobiles GPS pour l’orientation et des téléphones satellittaires pour la coordination opérationnelle lors du trajet maritime entre le Pakistan et l’Inde,
  • des PDA Blackberry et la VoiP (voix par Internet) pour la communication tactique,
  • Google Earth pour la géolocalisation tridimensionnelle des sites ciblés : les docks de Mazagaon, les hôtels de luxe Oberoi-Trident et Taj Mahal, le terminus ferroviaire Chhatrapati Shivaji, la station de métro Vile Pale, le restaurant touristique Léopold Café, l’hôpital Cama, le siège juif du Mouvement Loubavitch Nariman House et le siège de la police de Bombay
  • des plate-formes Web 2.0 pour l’analyse en temps réel de la couverture (e-)médiatique des attentats et le suivi permanent de la réaction policière et militaire.

Alors que l’Inde et le Pakistan s’orientaient vers un processus de paix pour le Cachemire depuis 2003, est-ce que les attentats de Bombay étaient réellement de l’oeuvre des séparatistes du Lashkar-e-Toiba, que tout semble accuser y compris les aveux du kamikaze capturé Azam Kasav Amir, ou du groupuscule inconnu baptisé Moudjahidins du Deccan, défendant la cause des musulmans indiens opprimés, qui a revendiqué les attaques ? Quoiqu’il en soit, dans le cadre de la guerre globale contre le terrorisme, les attentats de Bombay n’ont fait que fortifier la volonté hégémonique américaine de frapper fort les mouvements islamistes du nord du Pakistan, au grand dam de la Chine. Du moins, c’était encore le cas jusqu’à ce mois de janvier 2010 comme nous le verrons plus loin. Toutefois, le partenariat nucléaire entre Washington et New Delhi a oté au Pakistan toute illusion d’une véritable amitié américaine malgré l’alliance qui lui a été imposée. Ce partenariat a poussé le Pakistan à nouer plus fort encore ses vieux liens avec l’autre ennemi de l’Inde, et le principal des États-Unis, la Chine.

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