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Le gouvernement grec perd sa majorité

Le gouvernement grec perd sa majorité

Le Point.fr - Publié le 03/11/2011 à 09:50 - Modifié le 03/11/2011 à 11:01

Papandréou ne dispose plus que de 150 voix sur 300 pour le vote de confiance vendredi. Une réunion d'urgence doit avoir lieu jeudi.

Le gouvernement grec perd sa majorité

Le Premier ministre grec fait face à une crise financière et politique sans précédent. © Eurokinissi / AFP

 

Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, a convoqué jeudi un conseil des ministres de crise, et son groupe parlementaire, après avoir perdu sa majorité pour le vote de confiance de vendredi suite au lâchage de deux députées de la majorité socialiste, ont indiqué ses services. Ces deux députées ont annoncé sur leurs sites qu'elles ne voteraient pas la confiance réclamée par M. Papandréou du fait de leur opposition à son projet de référendum sur le plan européen d'aide, un recours également contesté par cinq ministres.

Le gouvernement perd ainsi en vue du vote sa majorité au parlement, en n'ayant plus que 150 voix sur 300, même s'il peut encore théoriquement remporter la confiance, en fonction du nombre des députés qui participeront au srutin, mais sa survie apparait désormais improbable. Georges Papandréou, qui joue aussi son propre avenir politique, a réagi en convoquant un conseil ministériel de crise à 11 heures, qui doit être suivi d'une réunion du groupe parlementaire en pleine ébullition.

Situation sans précédent

Nombre de députés socialistes ont défilé dans la matinée devant les caméras pour réclamer cette réunion, certains d'entre eux, dont l'ex-ministre et commissaire européenne Vasso Papandréou demandant au Premier ministre de former un gouvernement d'union nationale. Toute la Grèce attend les décisions de Georges Papandréou dans cette crise sans précédent qui menace le pays de faillite et de sortie de l'euro, après son annonce-suprise lundi de son intention de soumettre à référendum le plan de la zone euro élaboré la semaine dernière à Bruxelles.

Laborieusement arraché durant la nuit du 26 au 27 octobre à Bruxelles, cet accord vise à extraire le pays et l'UE de la crise du surendettement et garantir l'avenir de la zone euro dans son ensemble. Mais cet accord réclame aux Grecs en contrepartie la poursuite d'une rigoureuse politique d'austérité et une perte de souveraineté sur la politique nationale qui nourrissent une grogne politique et sociale généralisée.

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