Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Information alternative

Publicité

Le Fonds de stabilité européen lève de la dette au prix fort

Le Fonds de stabilité européen lève de la dette au prix fort

Le FESF, qui avait prévu de lever de la dette mercredi dernier, s'est finalement lancé hier. Il a dû offrir un prix élevé pour attirer les investisseurs. La demande a été relativement faible. Son avenir reste incertain aux yeux du marché.

Ecrit par
Isabelle COUET
Isabelle COUET
Journaliste

Reportée en raison de l'annonce surprise d'un référendum en Grèce il y a une semaine, l'émission du Fonds européen de stabilité financière (FESF) pour l'Irlande a eu lieu hier. Le FESF, qui n'avait pas fait appel au marché depuis juin, a été obligé de payer un prix élevé pour lever 3 milliards d'euros de titres à 10 ans portant un coupon de 3,5 % : l'opération est sortie avec une prime de 177 points de base au-dessus d'une obligation allemande à 10 ans. C'est l'équivalent du taux « mid-swap » + 104 points de base. Lors de ses trois précédentes émissions, le Fonds avait payé respectivement le taux « mid-swap » + 6, + 17 et + 6 points de base. Autre comparaison éloquente : le rendement offert par le FESF lundi est quasiment celui offert sur le marché européen fin octobre par Tesco, dont la note de crédit se situe pourtant six crans en dessous. C'est aussi beaucoup plus cher payé que l'émission effectuée fin septembre par Danone, aussi noté six crans en dessous. En outre, la demande a à peine dépassé 3 milliards d'euros hier, alors que la première émission du FESF avait recueilli pas moins de 45 milliards d'euros en janvier.

« Depuis quelque temps l'écart de taux entre le FESF et l'Allemagne suit d'assez près l'évolution de l'écart France-Allemagne, note Clément Genes, chez Kepler. Le marché semble anticiper une dégradation de la note de la France et son impact sur la capacité d'emprunt du Fonds de stabilité ; les investisseurs tiennent aussi compte des incertitudes sur la pérennité des mécanismes de soutien de la zone euro. » Le sommet du G20 s'est en effet achevé sans aucune promesse de participation du FMI ou des pays émergents au futur véhicule de financement du FESF. L'augmentation de sa force de frappe à 1.000 milliards d'euros reste dès lors hypothétique. « Le marché est suspendu à une éventuelle réunion des ministres du G20, en novembre, ou en début d'année prochaine », indique un intervenant.

ISABELLE COUET
Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article