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"Il est inacceptable que l'Iran possède des armes nucléaires et nous allons faire tout ce que nous pouvons pour empêcher cela", a déclaré mercredi le président Obama.
"Aucun de nous deux n'essaie de surprendre l'autre", a-t-il répondu lorsque le journaliste lui a demandé s'il était inquiet qu'Israël puisse attaquer sans l'en informer.
Malgré les dénégations des responsables iraniens, "tous les indices montrent qu'ils sont à la recherche d'armes nucléaires", a estimé le président américain. "La menace la plus importante pour Israël, l'Iran et sa détention potentielle d'une arme nucléaire, a été la priorité numéro un de ma politique étrangère des 18 derniers mois", a-t-il assuré. "Nous continuerons à garder la porte ouverte à un règlement diplomatique" de cette question, a précisé M. Obama, indiquant cependant qu'il n'écartait aucune option.
L'interview, la première accordée par M. Obama à une chaîne israélienne depuis son entrée en fonctions il y a près d'un an et demi, a été réalisée pendant une visite aux Etats-Unis du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.
Israël, considéré comme l'unique puissance nucléaire au Moyen-Orient, affirme que l'Iran représente une menace à son existence, en raison notamment des déclarations du président iranien Mahmoud Ahmadinejad souhaitant sa disparition. L'Iran est soupçonné par une partie de la communauté internationale, Etats-Unis et Israël en tête, de mener un programme nucléaire à des fins militaires, ce qu'il dément.
Israël n'écarte pas l'emploi de la force
Israël soutient les efforts internationaux pour amener Téhéran à renoncer aux activités nucléaires sensibles, principalement l'enrichissement d'uranium, mais refuse d'écarter l'emploi de la force pour y parvenir. Il a déjà mené par le passé des opérations dans ce sens, comme le bombardement du réacteur irakien d'Osirak en 1981, ainsi qu'un raid contre le réacteur nucléaire secret présumé d'Al-Kibar en Syrie en septembre 2007.
Plusieurs pays de la région, dont l'Iran et la Syrie, signataires du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP) estiment pour leur part que la communauté internationale devrait davantage s'intéresser de l'arsenal nucléaire d'Israël, non signataire du TNP et à ce titre exempt d'inspections internationales.