En effet, les textes du Nouveau Testament contiennent de nombreux passages le précisant :
"En l’Esprit Saint et nous-mêmes avons décidé de ne pas vous imposer d’autres charges que celles-ci : vous abstenir des viandes immolées aux idoles, du sang, des chairs étouffées et des unions illégitimes (ou de l’ impudicité, suivant les traductions). Vous ferez bien de vous abstenir". (Ac 15:28-29)
Les idoles étant tous les faux dieux, déesses, jins et autres farfadets, esprits et démons à qui des "faux" cultes sont rendus et le Christianisme, comme toute religion monothéiste qui se respecte, proclamant haut et fort qu’il n’y a qu’un seul Dieu, et que c’est bien évidement le sien, la nourriture halal est considérée par la Bible comme sacrifiée au Dieu Allah, qui n’est bien évidement pas le Vrai, l’Unique Yahweh Créateur de Tout selon ce Livre Saint.
"Si quelque infidèle vous invite et que vous acceptiez d’y aller, mangez tout ce qu’on vous sert, sans poser de question par motif de conscience. Mais si quelqu’un vous dit : "Ceci a été immolé comme sacrifice", n’en mangez pas, à cause de celui qui vous a prévenu, et par motif de conscience. (1 Co 10:25:30)
Ici aussi le message est clair, et la nourriture halal n’y résiste pas. Toutefois, si, Chrétien, vous allez au McDo de la Réunion, vous ne serez pas tenus pour coupable puisque ces restaurants ne mentionnent pas sur leur carte l’origine halal des mets.
Une piste à suivre pour les enseignes qui souhaiteraient s’y mettre et profiter ainsi de la manne financière musulmane sans se priver de celle des chrétiens, le bouche à oreille pouvant alors suffire à la publicité.
Ainsi, en misant uniquement sur le halal et en l’affirmant, Quick se prive, volontairement ou pas, puisque bien peu de gens connaissent encore la Bible, d’une grande partie de sa clientèle-cible, les chrétiens appréciant le fast food comme les autres, c’est-à-dire en majorité.
Dans ce cas en effet, la liberté de commerce invoquée ici tant par les musulmans que par les tenants du capitalisme le plus immoral (curieusement la gauche et les verts en sont) ne s’applique pas, puisque l’Etat français appartient, par nature, à tous les français.
Pratiquer ainsi l’apartheid par la nourriture étant en effet semble-t-il réservé aux seuls indépendants, même si toute ségrégation devrait se heurter rapidement à l’intervention déterminée d’une Halde ou d’un MRAP, subventionnés par le peuple français dans le but honorable de défendre l’égalité de tous, partout.
A moins que la discrimination par la nourriture ne soit une "discrimination positive", mais là c’est un débat dans lequel je n’entrerai pas.