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par (son site) mardi 11 mai 2010
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Nigel Farage blessé dans un accident d'avion suspect le 6 mai 2010
Comment le FMI affame : mondialisation et misère
De L’Union Européenne au Gouvernement Mondial
Petit à petit, la machine de la mondialisation politique s’installe sans que personne n’y trouve rien à redire. En effet, qui dans l’espace politique français remet en cause le traité de Lisbonne et la manière scandaleuse dont il a été adopté ? Qui s’offusque de la nomination d’un illustre inconnu à la tête de 500 millions d’européens ? Le viol des démocraties ne gêne pas dans les médias et pendant ce temps, les ouvriers de la gouvernance mondiale travaillent sans relâche.
Je cite par exemple Nicolas Sarkozy lors de son discours du16 janvier 2009 au corps diplomatique : "on ira ensemble vers ce nouvel ordre mondial et personne, je dis bien personne, ne pourra s’y opposer. Car, à travers le monde, les forces au service du changement sont considérablement plus fortes que les conservatismes et les immobilismes." Pour Nicolas Sarkozy, les hypothétiques opposants à la GM sont des conservateurs et des immobilistes, par contre il ne lui est jamais venu à l’idée que dans une démocratie, on consulte les gens quand des changements aussi importants peuvent survenir.
Le discours reste le même, la crise financière est l’élément déclencheur qui nécessite cette GM. C’est d’ailleurs ce qu’explique Jacques Attali le président de Planet Finance, sur le site slate.fr : "Dans notre monde, un événement apparemment marginal peut avoir des conséquences planétaires considérables. Seule réponse, une gouvernance mondiale."(...)"Tel est aujourd’hui le principal enjeu, que si peu de gens veulent comprendre, et que les hommes politiques, dans chaque pays, font tout pour masquer, pour maintenir l’illusion de leur pouvoir : la nécessité d’une gouvernance mondiale." Les hommes politiques n’ont plus de pouvoir, seule solution concentrer le pouvoir dans les mains de quelques personnes qui décideront pour tout le monde. En résumé, encore moins de pouvoir pour les nations qui n’en ont déjà plus beaucoup. Et ces gens-là se disent démocrates, je n’arrive pas à comprendre une telle prise de position.
Enfin, notre ministre de l’économie, Christine Lagarde, dans une récente interview donné dans l’Express nous dit ceci : "(...) Le problème est que c’est architechnique (elle parle des systèmes de régulations mis en place par les dirigeants européens) (...) Pourtant, ces sujets très complexes sont au cœur de la crise et nous sommes en train de poser les premières pierres d’une gouvernance mondiale, d’abord économique et financière, et peut-être ensuite politique." Donc, la gouvernance mondiale s’impose surtout pour des raisons économiques ; non pas pour permettre d’instaurer des règles du jeu plus équitables, mais au contraire pour imposer des décisions au niveau mondial sans avoir à consulter les peuples.