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source lepost.fr

Le Président syrien Bachar el Assad a appelé l’Europe à réviser ses politiques, soulignant que les peuples de la région ont démontré leur capacité à réformer leurs pays et à rejeter les diktats extérieurs.
Au cours d’une rencontre avec le ministre italien des Affaires étrangères Franco Frattini à Damas, Assad a insisté sur la nécessité que l’Europe effectue «une révision globale de ses politiques dans la région du Proche-Orient, surtout à la suite des événements en Egypte et en Tunisie ».
Citant le Président syrien, Frattini a indiqué que la stabilité de la Syrie est due au contact croissant entre le peuple et l’Etat de façon à servir les intérêts du peuple, et que les raisons de la crise en Tunisie et en Egypte est la grande distance qui sépare les gouvernements des deux pays de la vision de leurs peuples.
Frattini a par ailleurs souhaité que l’accord de partenariat syro-européen soit signé sans qu’il porte atteinte à une partie tierce, annonçant une nouvelle visite en mars prochain à la tête d’une délégation d’hommes d’affaires.
Sur le plan libanais, les deux dirigeants ont espéré que le gouvernement libanais sera formé prochainement pour instaurer la stabilité dans le pays, et qu’il sera formé avec la participation de tous les partis.
Par ailleurs, le responsable italien a considéré que la stabilité de la situation dans la région est essentielle pour la stabilité de l’Europe et du monde, appelant à construire une confiance réciproque entre les pays des deux rives de la Méditerranée.
Les Frères musulmans, officiellement interdits sous le régime de Hosni Moubarak, ont annoncé mardi qu'ils comptaient créer un parti politique après la chute de Moubarak.
"Les Frères musulmans croient en la liberté de former des partis, et sont donc déterminés à se doter de leur propre formation politique", a déclaré dans un communiqué Mohammed Mursi, un membre du bureau politique de la confrérie islamique.
"La seule chose qui empêchait le groupe de le faire, c'était la loi sur les partis qui interdisait la création de tout parti dans l'assentiment du Parti national démocrate (PND)" de l'ex-président Moubarak, a-t-il expliqué.
Le plus haut gradé américain, l'amiral Mike Mullen, s'est efforcé lundi de rassurer ses interlocuteurs israéliens sur la solidité de l'alliance militaire entre Washington et Tel-Aviv, alors que de profonds bouleversements sont en cours dans la région.
"Le lien et les relations avec les forces armées israéliennes remontent à des décennies", a souligné l'amiral Mullen avant de rencontrer le président israélien Shimon Pérès à Jérusalem AlQuds occupée.
"La force de cette alliance est quelque chose dont chacun de nous dépend et qui est particulièrement importante durant ces temps très difficiles", a ajouté le chef d'état-major interarmées américain, en faisant allusion aux révolutions égyptienne et tunisienne.
De son côté, Peres a répondu : "pour nous, les Etats-Unis sont notre meilleur ami et nous sommes remplis de respect pour la grande armée américaine".
Les dirigeants israéliens ont exprimé ces derniers jours leurs inquiétudes que la révolte populaire contre le régime pro-occidental égyptien ne fasse le jeu des islamiques.
L'amiral Mullen a assisté lundi à l'intronisation du nouveau chef d'Etat major de l'armée israélienne, le général Benny Gantz, après une visite dimanche en Jordanie.
Il s'est également entretenu avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le ministre le la guerre Ehud Barak, mais aucun détail n'a filtré de ces discussions.

La Chambre des représentants américain a reconduit lundi soir les dispositions du Patriot Act, un arsenal législatif de lutte soi-disant antiterroriste mis en place par l'administration de George Bush après le 11-Septembre, qui arrive à expiration fin février.
Les élus ont adopté le texte par 275 voix contre 144. Ce vote intervient après l'échec mardi dernier d'un premier vote, lorsque les républicains ont essayé de faire adopter le texte via une procédure simplifiée écartant tout débat.
La manoeuvre avait provoqué la défection de plusieurs élus de la mouvance ultraconservatrice du "Tea Party" et le projet de loi avait été bloqué.
Trois mesures majeures sont en jeu: la "surveillance mobile" des communications de suspects utilisant plusieurs lignes téléphoniques, le principe du "loup solitaire" qui permet d'enquêter sur une personne paraissant mener des activités "terroristes" pour son propre compte, la possibilité pour les autorités d'accéder à "toute donnée tangible" concernant un suspect, comme des courriers électroniques.
La reconduction de ces mesures jusqu'au 8 décembre ne correspond pas exactement aux désirs de la Maison Blanche qui réclamait une prolongation jusqu'en 2013, mais la présidence avait précisé la semaine dernière dans un communiqué qu'elle ne "s'oppose pas" au projet de loi de la Chambre.
Les républicains de la Chambre espèrent utiliser les prochains mois pour négocier une extension à plus long terme, voire permanente. Le texte est fortement controversé en raison des pouvoirs exceptionnels donnés aux forces de sécurité.
Au Sénat, le débat sur les modalités de la prolongation s'annonce encore plus compliqué puisque plusieurs projets de loi concurrents ont été déposés. Le président de la commission Judiciaire Patrick Leahy propose une extension jusqu'en décembre 2013 de ces mesures. Les républicains du Sénat, eux, veulent une extension permanente de ces mesures, mais contrairement à leurs collègues de la Chambre, ils sont minoritaires.