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Pendant que l'Allemagne engrange des excédents commerciaux en vendant des machines-outils et des technologies à la Chine, à l'Inde et partout dans le monde, la Grèce doit payer ses emprunts publics à plus de 6,5% (contre 3,0% pour l'Allemagne).
Une fois toutes les échéances renouvelées, les frais financiers représenteront plus de 7% à 8% du Produit Intérieur Brut de la Grèce.
C'est INTENABLE!
L'avenir de la Grèce est très sombre mais, contrairement à ce qu'en disent les commentateurs habituels, l'aspect financier n'est pas très important.
En effet, pour enfoncer le clou là où cela fait mal, la faillite d'un pays ne peut exister ailleurs que dans la tête des financiers.
Une fois la monnaie réduite à néant, c'est tout ce qui reste qui fait la valeur d'un pays.
Prenez l'exemple de l'Allemagne en 1945 : c'était le chaos.
En ces débuts de paix retrouvée, il fallait plusieurs milliards de marks pour acheter un pain de mauvaise qualité.
Sept ans plus tard, la reconstruction du pays était déjà en bonne voie, et le Deutsche Mark était déjà en vedette.
Le capital humain et organisationnel de l'Allemagne, bien que réduit très fortement par les bombes et par les idéologies, était toujours bien présent dans la Société allemande : il fallait juste lui fixer d'autres objectifs que la production d'armements et la philosophie de la destruction massive.
Et il lui fallait un coup de pouce extérieur... qu'elle a obtenu auprès des Américains et auprès des Européens.
L'avenir de la Grèce est sombre pour une toute autre raison : elle va être exclue de la Zone Euro, et peut-être même de l'Union Européenne.
Et donc, la solidarité (américaine et européenne) dont avait bénéficié l'Allemagne d'après-guerre, malgré toutes les horreurs passées, sera refusée à la Grèce.
C'est un point crucial qu'il faut rappeler haut et fort aux Allemands qui, pour disculper le peuple, sont encore, et encore, sous la domination de leur Haute Finance, celle-là même qui nous a coûté trois guerres et tant d'horreurs.
Du coup, c'est l'avenir de l'euro qui est en cause car la Haute Finance a gagné : elle peut déstabiliser les "zeureux zeurolandais" les uns après les autres...
Dans ces conditions, l'U.E elle-même vient de perdre son âme : la marchandise promise avec les traités européens ne correspond absolument pas avec la marchandise livrée. L'euro protecteur, l'Europe aux Européens, plus jamais de guerre entre nous... Quelle fumisterie!
La suite viendra de facto, et c'est bien tout ce que les "nonistes" redoutaient le plus : l'éclatement, le chacun pour soi, la fin d'un rêve...
Merci donc à la classe politique et aux médias d'avoir laissé s'échapper une chance pareille, par dogmatisme, par suivisme, en obéissant à la force aveugle des lobbies financiers : il n'y a jamais eu de vrai débat sur l'Europe et sur l'Euro...
Il faut dénoncer J.C TRICHET et tout son aréopage de non-élus au sein du Système Européen des Banques Centrales : ce sont eux qui étaient les "gardiens de l'euro protecteur".
Et aujourd'hui, ce sont les mêmes qui imposent le régime des purges aux peuples européens.
Battons-nous pour la fin de ce système des Banques Centrales "Indépendantes" : indépendantes des peuples mais dépendantes de la Haute Finance.
Alors, et seulement alors, nous pourrons bâtir une Autre Europe, avec un Autre Euro...
JUNON Moneta