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Pour son baptême du feu au Proche-Orient, Catherine Ashton a été servie. Bombardée en novembre au poste de Haute représentante de l'Union européenne, la baronne britannique a entamé, mercredi, sa première tournée dans la région. Elle y essuie camouflet sur camouflet.
Hier matin, son arrivée dans la bande de Gaza a été saluée par un tir de roquette. Le projectile a tué un ouvrier thaïlandais du kibboutz israélien de Netiv Ha'asara.
« Pas raisonnable ! »
Ce fait d'armes a été revendiqué par Ansar al-Sunna, un groupuscule proche d'Al-Qaida, qui défiait d'un coup l'État hébreu, les islamistes du Hamas, au pouvoir dans Gaza, et l'Union européenne, qui finance la reconstruction du territoire palestinien, écrasé il y a un an sous les bombes israéliennes.
Mercredi soir, c'est d'Israël qu'était venue la gifle. De passage à Jérusalem, Catherine Ashton a tenté de convaincre Avigdor Lieberman de stopper la construction de quartiers juifs dans et autour de Jérusalem-est, la partie arabe de la ville. Réponse pleine de mépris de l'ultranationaliste ministre des Affaires étrangères : « Cette demande n'est pas raisonnable ! »