Outre le fait que sieur l’historien Robert Faurisson nous avait habitué à son acharnement à défendre vaille que vaille son interprétation de l’Histoire, voici Paul-Eric Blanrue, lui aussi historien et coupable d’un opus courageux (Sarkozy, Israël et les Juifs. Ed. Oser dire 2009) dénonçant les liens incestueux qu’entreprend le lobby qui n’existe pas avec l’ingérence israélienne étrangère, qui en remet une couche, que dis-je : une grosse couche, récidive et mets les pieds dans le plat !
En dépit des menaces et des éternelles packages victimaires réactualisés au grès de la politique intérieure de France-Israël par les usages et les nécessités politiques de l’entité sioniste, l’historien Paul-Eric Blanrue a une fois de plus commis l’irréparable bonté : celle de laisser parler ce que la loi ne permet plus de dire : la pensée critique.
Il aurait pu s’atteler à relayer les dires de l’historien Robert Faurisson et de bien d’autres personnages pestiférés au regard du système de manière plus feutrée et moins audible, mais il présente un documentaire où ce dernier raconte patiemment et méthodiquement les raisons qu’il a de ne pas croire à la version autorisée, notamment en ce qui concerne l’holocauste des juifs d’Europe durant la deuxième guerre mondiale.
Le fait est que contrairement aux professionnels de la rhétorique libertaire, il ne défend pas seulement la liberté d’expression, il en fait usage. Avec courage, donc, puisque s’exposant au racket à une condamnation pécuniaire, et peut être même à de la prison ferme (comme le fut Vincent Reynouard libéré il y a quelques mois en avril 2011).