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D'après les représentants du FMI, des négociations formelles ont été engagées sur « des mesures qui pourraient assurer la stabilité financière ». Le gouvernement irlandais a déjà injecté 50 milliards d'euros dans ses banques. Le FMI, le Fonds européen de stabilité financière (FESF), ainsi que des fonds internationaux, pourraient verser plusieurs dizaines de milliards.
En fait, les experts estiment que les besoins irlandais pourraient se monter à 80 milliards, si la situation de l'économie est prise en compte. Ce que refuse pour l'instant Dublin, qui souhaite circonscrire le problème aux banques. Le gouvernement, fragilisé à la veille d'élections législatives partielles, sait que les Irlandais sont farouchement opposés à toute aide extérieure. Cela mettrait à mal une indépendance chèrement acquise.
La colère enfle, relayée par les journaux. « Humiliés », a titré, hier, l'Irish Daily Mail. « La liberté perdue », a écrit l'Irish Sun, tandis que l'Irish Examiner publiait une « Déclaration de dépendance », fabriquée à partir de la proclamation d'indépendance de 1916.
Eurosceptiques, les Irlandais craignent que Bruxelles les oblige à renoncer à leur très avantageuse fiscalité sur les entreprises. Ils redoutent aussi que le FMI leur impose une austérité encore plus sévère que celle qu'ils subissent déjà. L'Union européenne veut régler « le problème » irlandais rapidement. Pour éviter tout emballement, toute contagion, toute hésitation...