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L'euro s'enfonce, les économistes émettent des doutes sur la viabilité de la monnaie unique

L'euro s'enfonce, les économistes émettent des doutes sur la viabilité de la monnaie unique

AFP

L'euro s'enfonce, les économistes émettent des doutes sur la 
viabilité de la monnaie unique

Malgré l'annonce du plan d'aide à la Grèce, l'euro continuait à dégringoler mardi, confirmant les prévisions alarmistes de certains économistes ©CAVALLI/SIPA

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L'euro a continué à s'enfoncer mardi, tombant sous la barre de 1,31 dollar pour la première fois depuis un an, les inquiétudes sur l'avenir de la monnaie unique restant très fortes malgré les prêts accordés ce week-end à la Grèce. À 13 h 48, la monnaie unique a plongé jusqu'à 1,3088 dollar, un nouveau plus bas niveau depuis fin avril 2009.

Bien que la Grèce ait obtenu ce week-end de la zone euro et du Fonds monétaire international (FMI) des prêts de 110 milliards d'euros sur trois ans, les cambistes ont continué à se défaire de leurs euros. La monnaie unique reste durement pénalisée par crainte que la Grèce ne parvienne pas à redresser ses finances publiques et que la crise ne s'étende à d'autres membres de la zone euro, notamment à l'Espagne. Certains investisseurs estiment que l'Espagne risque de suivre le même chemin que la Grèce et qu'elle pourrait bientôt appeler le FMI à la rescousse.

Le plan de sauvetage de l'Union européenne et du Fonds monétaire international "ne résout pas les problèmes budgétaires de la Grèce et il ne fait certainement rien pour réduire les problèmes du Portugal ou de l'Espagne", commentait ainsi Jane Foley, économiste chez Forex.com. "Avec un taux d'intérêt fixe, une économie en récession, et d'importants mouvements de protestation, rien ne garantit que le gouvernement grec puisse réussir à faire les baisses de dépenses publiques nécessaires, qui sont une condition des prêts" offerts par la zone euro et le FMI, détaille-t-elle. "L'euro est à la croisée des chemins. Sa survie dépend de l'union politique", estiment pour leur part les économistes de Standard Chartered. Selon eux, la crise grecque met en lumière le fait qu'un "seul taux d'intérêt ne convient pas à tous", et que l'union monétaire aurait besoin "d'un ministère des Finances unique".

Le lapsus euro-alarmiste de Stiglitz

Dans la foulée, le prix Nobel d'économie Joseph Stiglitz a prédit la fin possible de l'euro si l'Europe ne parvient pas à régler ses "problèmes institutionnels fondamentaux". Interrogé par la radio BBC 4, Joseph Stiglitz a estimé que le plan d'aide UE-FMI, assorti d'un plan d'austérité dont il a critiqué la sévérité, ne ralentirait pas l'ardeur des spéculateurs à miser sur un affaiblissement de la zone euro. "Les conditions apparemment excessivement dures imposées à l'Espagne", a-t-il dit en faisant un lapsus, "seront en réalité contre-productives pour prévenir une contagion".

Les analystes signalent en général l'Espagne comme le prochain pays de la zone euro à pouvoir connaître les mêmes difficultés que la Grèce. "Quand on aura vu à quel point il a été difficile à l'Europe d'adopter une position commune pour aider un des plus petits pays, on réalisera que si un pays un peu plus grand a des difficultés, il est probable que l'Europe aura encore plus de mal" à se mettre d'accord, a-t-il dit. "Donc je pense que l'espoir que (cette aide) nuira aux pressions spéculatives est probablement infondé : ça peut marcher pendant quelque temps, mais à long terme, tant que les problèmes institutionnels fondamentaux seront là, les spéculateurs sauront qu'ils existent, et au fur et à mesure que les faiblesses de l'Europe s'aggraveront je pense qu'ils s'en donneront à coeur joie" a-t-il ajouté. Si l'Europe "ne règle pas ses problèmes institutionnels fondamentaux, l'avenir de l'euro sera peut-être très bref (...) C'est peut-être la fin de l'euro", a-t-il conclu.
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