Eklablog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Information alternative

Publicité

L'Aquitaine la plus exposée après Fukushima

L'Aquitaine la plus exposée après Fukushima

source

La carte de radioactivité du Criirad

La carte de radioactivité du Criirad

Selon la Criirad, c'est le S-O de la France qui a reçu le plus fort taux de radioactivité.

Roland Desbordes, Président de la CRIIRAD, commission de recherche et d'information indépendantes sur la radioactivité, fera le point sur le nuage radioactif qui a traversé la France après la catastrophe nucléaire de Fukushima. Leurs conclusions diffèrent des rapports officiels.


La Criirad réclame des explications. Elle dénonce de "graves dysfonctionnements" dans l'évaluation des retombées du nuage radioactif japonais. Dans un courrier adressé au Premier ministre et au président de l'Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire (IRSN), elle demande des précisions sur "l'enchaînement des faits et des décisions".

Une radioactivité 20 fois supérieure à celle annoncée

Selon les conclusions de la Criirad, "la France a été contaminée dès le 22 mars", soit "deux jours avant la date indiquée" par l'IRSN. Les masses d'air contaminées "ont affecté les trois quarts de la France", et non pas "le seul sommet du Puy-de-Dôme".

Par ailleurs, "l'activité de l'iode 131 particulaire était plus de 20 fois supérieure à celle annoncée pour le 24 mars", ajoute-t-elle. La Criirad s'appuie sur une cartographie qu'elle a réalisée à partir des "chiffres de l'IRSN et de certains exploitants".

Les constats concernent "en tout premier lieu" le travail de l'IRSN "mais il est possible que la responsabilité des grandsexploitants du nucléaire (...) soit également engagée", ajoute l'association en citant EDF, Areva et le Commissariat à l'énergie atomique (CEA). L'ISRN avait estimé que l'arrivée d'une "masse d'air faiblement contaminée" avait "probablement" eu lieu au cours de la journée du 24 mars, en se basant sur des mesures effectuées par sa station installée au sommet du Puy-de-Dôme.

L'Aquitaine la plus touchée

Le sud-ouest a reçu selon la Criirad entre 0,93 mBq/m et 0,82mBq/m3, soit les plus fort taux de radioactivité relevés en France. Cependant l'organisme précise que ce sont des rejets à très faible impact sans conséquence pour l'homme.

Le problème pour la Criirad c'est en cas d'accident nucléaire impliquant des contaminations plus élevées. L'IRSN doit donner des résultats fiables et transparents. C'est pourquoi elle a lancé une pétition "pour une transparence totale sur la radioactivité de l'air que nous respirons".

L'IRSN se défend

L'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) réfute ces "allégations". "L'IRSN regrette l'interprétation de la Criirad sur les données disponibles. (...) Un simple échange aurait permis de lever toute ambiguïté concernant l'interprétation des résultats mis à disposition du public".

Pour l'IRSN c'est la Criirad qui a commis une "erreur d'exploitation (...) des résultats de surveillance disponibles sur les différents sites internet". Selon l'Institut, l'association a utilisé des relevés qui correspondent à plusieurs jours de mesures et non une seule journée. Ainsi, concernant la station d'Anglet (Pyrénées-Atlantiques), les données rendues publiques correspondent au prélèvement effectué du 22 mars au 31 mars mais ne comportait, sur le site officiel affichant les résultats, que la seule date de début, c'est-à-dire le 22 mars, souligne l'IRSN.

L'ISRN confirme donc, comme elle l'avait annoncé le 26 mars, que l'arrivée d'une "masse d'air faiblement contaminée" avait "probablement" eu lieu au cours de la journée du 24 mars, en se basant sur des mesures effectuées par sa station installée au sommet du Puy-de-Dôme.
 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article