« David a gagné contre tous les Goliaths » : c’est en ces termes que Numericable s’est félicité, vendredi 14 mars, du feu vert de Vivendi pour lui céder SFR [1].
Patron-fondateur du groupe Altice-Numericable, Patrick Drahi est un milliardaire israélien et résident fiscal en Suisse qui a renoncé en 2013 à la nationalité française [2]. Cet élément d’information, dévoilé vendredi par le magazine Challenges, n’a pas été rapporté par France 2 [3] et BFM TV [4].
En 2009, Patrick Drahi, originaire du Maroc, affirmait vouloir investir en Israël en raison de ses convictions « sionistes [5].
Le 5 février 2014, il accordait – fait rare – une interview à la chaîne américaine Bloomberg TV, au cours de laquelle, à propos de sa vie privée, il soulignait se déplacer sans chauffeur et rouler en bicyclette à Tel Aviv [6].
Le 14 mars, l’homme qui détient Numericable avec le groupe Carlyle (bastion du complexe militaro-industriel US) participait à la soirée parisienne de présentation de sa chaine d’info internationale i24news (destinée à « améliorer l’image d’Israël ») en compagnie, entre autres, de Claude Goasguen, NKM, Hassen Chalghoumi, Nagui, Michel Drucker, Karl Zéro, Ariel Wizman, Yves Thréard et Marek Halter [7].
L’élu socialiste Julien Dray, également convié, a défendu aujourd’hui, sur l’antenne de RCJ, la réputation de Patrick Drahi à la suite des soupçons formulés par le ministre Arnaud Montebourg au sujet de son patriotisme économique [8].
