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Une rizière au Japon © REUTERS
C'est le premier cas de riz radioactif signalé mais il reste tout de même commercialisé.
Six mois après le tsunami et la catastrophe nucléaire de Fukushima, les autorités japonaises viennent de signaler le premier cas de riz contaminé. D'autres mesures devraient donc être faites dans la zone mais le riz ne sera pas retiré de la vente.
Les autorités japonaises ont signalé le premier cas de riz ayant un taux de radioactivité nettement supérieur au seuil nécessitant des analyses des rizières avant récolte, a déclaré vendredi soir le ministère de l’Agriculture.
Ce taux est fixé à 200 becquerels de césium radioactif par kilogramme.
Un niveau de césium radioactif de 500 becquerels par kilo a été ainsi mesuré sur un échantillon de riz récolté à Nihonmatsu, dans la préfecture de Fukushima, à 56 km à l’ouest de la centrale nucléaire.
Celle-ci avait été le théâtre d’un grave accident le 11 mars dernier, à la suite d’un violent tsunami.
La préfecture de Fukushima va décupler les points d’inspection, a fait savoir le ministère lors de l’annonce de cette découverte.
Si le degré de césium dans le riz dépasse le plafond de 500 becquerels par kilo imposé par le gouvernement, la commercialisation du riz produit dans la région doit cesser.
L'échantillon contaminé provient de Nihonmatsu, une ville à une cinquantaine de kilomètres de Fukushima. Le riz analysé contenait un niveau de césium radioactif de 500 bequerels par kilogramme. C'est la première fois qu'une telle concentration était mesurée dans du riz. Le thé ou la viande avaient déjà atteint ce niveau dans les dernières semaines.
Pour le moment, le riz de Nihonmatsu reste autorisé à la vente puisque les résultats ne dépassent pas les 500 bequerel par kilo, la norme imposée par le gouvernement. Mais les contrôles vont se multiplier dans la région pour vérifier que les taux n'augmentent pas.
Les médias japonais restent assez discrets sur cette information. Tout est fait pour éviter une psychose dans un pays où la population est de plus en plus inquiète pour son alimentation. Toute la chaîne alimentaire est désormais contaminée au Japon : même si les doses relevées sont à chaque fois assez faibles, elles peuvent s'accumuler dans le corps.