Information alternative
| Écrit par rédaction Le 15 octobre 2011 | |
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À 3 km de la centrale, le plancton contient 669 becquerels de césium radioactif par kilo. Le scientifique précise que le plancton est à la base de la chaîne alimentaire de la vie marine et qu'il pourrait s'accumuler dans les poissons avec des conséquences sérieuses. Personne ne sera étonné de ces mesures, mais curieusement, les analyses dont il est question ici ont été réalisées en juillet dernier et seulement portées à l'attention du public aujourdhui. En vérité se joue actuellement au Japon une guerre de l'information, avec d'un côté la révélation de scandales (1) mettant en cause l'industrie nucléaire et les responsables poilitiques, des mesures de radioactivité faites par les citoyens eux-mêmes (2), et d'un autre, une volonté de minimiser les conséquences de la catastrophe de Fukushima. Précisons que les conséquences sanitaires d'un accident nucléaire sont d'autant plus difficiles à évaluer, qu'elles ne se matérialisent (sous forme de cancers induits) que des années, voire des décennies plus tard, sans possibilité de prouver des liens de cause à effets. En jeu des dizaines de millards de dollars nécessaires à la décontamination des sols des zones contaminées, aux dédommagements des victimes qui ne pourront pas retourner chez elles, et au démantèlement des réacteurs de la centrale. De 143 milliards de dollars, selon une étude faite par Meryl Lynch au lendemain de l'accident, l'estimation faite aujourd'hui ne serait plus que 74 milliards de dollars, en grande partie de l'argent public. |