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Photo: EPA
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La quantité d’eau radioactive accumulée à la centrale nucléaire accidentée de Fukushima a atteint les 175 000 tonnes dont la plus grande partie est concentrée dans les sous-sols et le système de drainage de la centrale, selon l’opérateur Tepco.
Cette quantité a augmenté depuis quatre mois en raison de l’afflux d’eaux souterraines et continue d’augmenter d’environ 450 tonnes par jour, à cause de nombreuses fissures dans les fondements.
Les spécialistes craignent que les pluies ou des pannes du système de désactivation ne provoquent une fuite radioactive. L’eau accumulée à la centrale est utilisée pour refroidir les réacteurs accidentés, rapporte ITAR-TASS.
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On ne parle plus beaucoup de l'accident nucléaire de Fukushima ces jours-ci, ni de ses conséquences dont on découvre pourtant encore jour après jour l'étendue.
Or dans ce silence médiatique, la décontamination des terres irradiées a commencé. Et elle ne se fera pas ni sans mal, ni sans plonger très profondément la main dans sa poche, ce qui ne manquera pas de peser lourdement et durablement sur l'économie japonaise, ce qui devrait tout de même intéresser beaucoup de monde, même ceux qui ne nourrissent aucun intérêt particulier pour le Japon et pour ce qui s'y passe généralement.
Et si toutes les actions de décontamination risquent bien de creuser encore davantage l'abyssale dette nationale nippone, c'est parce-qu'il y aura une montagne de terre à décaper puis à remiser, on ne sait d'ailleurs où. Le débat fait rage, loin des micros et des objectifs de la presse occidentale.
Les autorités administratives et scientifiques du Japon ont ainsi décidé qu'il fallait ôter 5cm de terre à la surface de milliers de km2 estimés être contaminés par les retombées radioactives en provenance des centrales nucléaires sinistrées appartenant à l'opérateur électrique TEPCO, situées à Fukushima. Ce qui se montera à pas moins de 29 millions de mètres cube de terre.
29 millions de mètres cube de terre, ça fait quoi d'ailleurs ? Eh bien cela représente 23 fois la quantité de terre permettant de remplir le célèbre palais omnisports de la capitale nippone. Oui, vous avez bien lu, 23 Tokyo dome (cf. photos) de terre à peler, transporter, et remiser sans que l'on sache encore comment, où ni combien de temps.
En revanche, ce que l'on sait déjà, c'est le coût de la décontamination qui pourrait s'élever au bas mot à 13 milliards de dollars.
23 Tokyo Dome de terre perdue, 13 milliards de dollars à partir en fumée. Et de se poser la question subsidiaire: qui va payer ?
Note: la mission de l'AIEA qui vient de se rendre au Japon a, bizarrement, estimé que le montant de terre à décaper telle que prévue par les autorités japonaises, générerait une "quantité inutilement abondante de résidus" . Il est vrai que trouver la place pour stocker l'équivalent de 23 Tokyo Dome de terre douteuse ne sera pas chose aisée, mais que faire d'autre ?
Légende-photo: nous pouvons voir dans ce sujet le fameux Tokyo Dome, situé dans le quartier de Korakuen, arrondissement de Bunkyo, Tokyo.