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Les caisses d'épargne et banques espagnoles accumulaient 135 milliards d'euros d'actifs immobiliers problématiques fin 2010, les premières en détenant deux fois plus que les secondes, selon un calcul réalisé par l'AFP à partir des données qu'elles ont publiées.
Ce chiffre est inférieur aux estimations à fin juin de la Banque d'Espagne, qui chiffrait alors à 180,6 milliards leurs actifs immobiliers problématiques, mais en incluant l'exposition au secteur de la construction en général.
Au total, les 15 caisses et 7 banques ayant révélé ainsi, sur demande de la Banque d'Espagne, leur exposition à ce secteur, sinistré depuis l'éclatement de la bulle fin 2008, détiennent 242,4 milliards d'euros de crédits immobiliers, dont 164,9 milliards pour les caisses et 77,5 milliards pour les banques.
Ce qui confirme l'idée que l'exposition des caisses au secteur immobilier est généralement deux fois plus forte que pour les banques classiques, par la quantité de prêts qu'elles ont accordés au moment de la bulle.
Du côté des caisses d'épargne, les actifs problématiques s'élèvent à 90 milliards dont 29,4 milliards d'euros correspondent à des crédits douteux, donc susceptibles de ne pas être remboursés, 27,5 milliards sont des crédits de catégorie "sous-standard", donc quasi-douteux, et 33,1 milliards d'actifs immobiliers adjugés, provenant essentiellement de saisies et dont la valeur a fortement baissé depuis l'éclatement de la bulle.
Deux autres caisses, Caixa Ontivent et Caixa Pollensa, n'ont pas encore donné leurs chiffres.
Du côté des banques, les actifs problématiques atteignent 45 milliards, dont 13 milliards d'euros de crédits douteux, 12,6 milliards de crédits quasi-douteux et 19,4 milliards de biens immobiliers saisis.
Certaines banques n'avaient pas encore communiqué sur ce sujet vendredi matin, comme Banco Pastor ou Banca March par exemple, car elles n'ont pas encore publié leurs résultats annuels.
La Banque d'Espagne avait sollicité ces informations auprès des 17 caisses du pays pour améliorer leur transparence, alors que le marché doute toujours de leur solidité financière et qu'un nouveau plan de recapitalisation a été lancé la semaine dernière par le gouvernement.