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Les heurts entre policiers et manifestants ont repris jeudi dans l'après-midi, notamment dans les villes d'Ismaïliya et Suez.
Après une nuit agitée, les manifestations ont repris en Egypte jeudi en début d'après-midi. Des accrochages ont notamment opposé plusieurs centaines de manifestants aux forces de l'ordre dans les villes d'Ismaïliya et Suez, dans le nord-est du pays. Comme en Tunisie, les opposants égyptiens dénoncent la pauvreté, le chômage, la corruption et la répression.
Un responsable de la sécurité a assuré mercredi qu'au moins mille personnes ont été arrêtées depuis le début des manifestations. D'après des témoins cités par Reuters, des policiers, certains en civil, interceptent des manifestants et les entraînent dans des camionnettes non immatriculées. Certains contestataires sont alors battus à coups de matraques.
Twitter et Facebook au cœur de la contestation
Comme en Tunisie, les manifestants se servent des réseaux sociaux Twitter et Facebook sur internet pour communiquer entre eux. Le site Facebook a indiqué mercredi qu'il n'avait pas constaté de changement dans son trafic en Egypte alors que des opposants accusaient le gouvernement égyptien d'empêcher les connexions. Twitter en revanche a confirmé avaoir été bloqué mardi. Un nouveau groupe Facebook appelle à de nouvelles manifestations vendredi.
Déclarations d'intention...
Le Premier ministre Ahmed Nazif a assuré que son gouvernement entendait "garantir la liberté d'expression par des moyens légitimes" et que sa police faisait preuve de retenue. La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a incité le gouvernement du Caire à saisir "cette occasion importante" pour mettre en oeuvre des réformes politiques, économiques et sociales.
El Baradei demande le départ de Moubarak
Mohamed ElBaradeï, ex-patron de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA) et partisan de réformes politiques en Egypte, a réclamé jeudi le départ du président Hosni Moibarak, au pouvoir depuis près de trente ans. Actuellement à Vienne (Autriche), l'opposant a déclaré être prêt à "mener la transition" politique en Egypte si la population lui demandait.