La France rame, l’Espagne souque, l’Italie colmate, la Grèce écope... mais cela suffira-t-il à éviter le naufrage général ? Non, selon la Grande-Bretagne, qui se prépare au pire, y compris au rapatriement d’urgence de ses citoyens pris au piège de la zone euro.
L’histoire nous est contée par The Telegraph. Il y a quelques jours, le gouvernement british a avoué le plus sérieusement du monde être en pleins préparatifs pour pallier à un effondrement bancaire généralisé de la zone euro.
Un ministre de premier plan vient de préciser que ce n’était plus une hypothèse de travail, mais une quasi-certitude. Et l’impétrant d’enfoncer le clou : "c’est dans notre intérêt qu’ils continuent à jouer la montre parce que cela nous donne plus de temps pour nous préparer".
Les jeux sont faits, rien ne va plus...
Dernier petit détail, le Foreign Office a demandé à ses ambassades européennes d’élaborer des plans d’urgence pour aider les britanniques qui se trouveraient pris les doigts dans la crise.
Deux cas de figure sont notamment évoqués : la fermeture des banques et... le déclenchement d’émeutes de grande ampleur !
Sinon, à part ça, tout va bien...
British embassies in the eurozone have been told to draw up plans to help British expats through the collapse of the single currency, amid new fears for Italy and Spain.
As the Italian government struggled to borrow and Spain considered seeking an international bail-out, British ministers privately warned that the break-up of the euro, once almost unthinkable, is now increasingly plausible.
Diplomats are preparing to help Britons abroad through a banking collapse and even riots arising from the debt crisis.
The Treasury confirmed earlier this month that contingency planning for a collapse is now under way.
A senior minister has now revealed the extent of the Government’s concern, saying that Britain is now planning on the basis that a euro collapse is now just a matter of time.
“It’s in our interests that they keep playing for time because that gives us more time to prepare,” the minister told the Daily Telegraph.

