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Par webrunner
Choucroute à la Grècque : acte II
Pour des raisons purement électorales et d’un autre âge, lié au trauma du mark weimarien, Berlin, champion européen néanmoins protectionniste, creuse, du début de la crise financière jusqu’à la crise grecque, sa propre tombe. Pays encore producteur de biens et de services non financiers, il s’autosuggère une moralité dont il a lui-même participé à la déchéance. Il cherche sa pièce de monnaie non pas là où il est en train de la perdre, mais là où va la lumière de son opinion « paysanne », pour paraphraser Mélenchon. Au lieu de s’occuper des cochons paresseux du sud, parler du quatorzième mois de salaire grec qui n’est qu’une pratique comptable pour intégrer à retardement toute augmentation salariale, au lieu de confondre Mercedes Benz et l’Acropole, l’Allemagne devrait lorgner sur une tendance, financière et anglo-saxonne, qui risque de mettre en cause son économie et ses outils de production rationnels. Les plans d’austérité imposés (ou à venir) à la Grèce, à l’Espagne et au Portugal, tout comme la frilosité des investissements en Europe de l’est, finiront par mettre à bas les exportations allemandes qui garantissent aujourd’hui sa suprématie…
voir aussi : Choucroute à la grecque
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