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Jean-Luc Mélenchon "plaint" les Suisses de se laisser "intimider" par le patronat. "Je comprends parfaitement que le patronat suisse utilise tous les arguments" dont "la peur et l'insulte, contre les travailleurs", a commenté l'eurodéputé lundi sur Europe 1. Il a souligné la situation particulière de ce pays, "coffre-fort de tous les voyous de la terre".
"Qu'est ce que les vacances? Une part de temps de travail pris dans la répartition entre capital et travail au service des travailleurs". "Je ne suis pas étonné que les patrons suisses n'aiment pas ça", a-t-il observé.
Pour le journal Le Parisien, obtenir deux semaines de congés en plus par an aurait sans doute séduit de nombreux salariés français. Mais la question a été posée de l’autre côté des rives du lac Léman et les citoyens suisses n’ont pas, mais alors pas du tout, été sensibles à cette proposition.
Et ce, alors même que la Confédération est un des pays européens où le nombre de jours de vacances est le plus bas d’Europe et les journées travaillées les plus longues. «Les citoyens ont le sens des réalités », s’est enthousiasmé Hans-Ulrich Bigler, le directeur de l’Union suisse des arts et métiers, résumant ainsi le sentiment des patrons helvètes qui redoutaient que cette mesure ne grignote la compétitivité des entreprises.
Le Monde, lui, relève que ce n'est pas la première fois que les électeurs suisses rejettent une augmentation de leurs congés. En 1985, une proposition de porter le nombre de semaines de vacances de quatre à cinq avait déjà été refusée, et d'autres initiatives proposant d'abaisser la durée légale hebdomadaire du travail ont également été repoussées. Le quotidien note encore que les Suisses travaillent en moyenne 41 heures par semaine.
Ils ne veulent pas travailler moins. Davantage de vacances? Pour les Helvètes, c'est hors de question. Le site français de 20minutes relève que la France a d'ailleurs été pointée du doigt tout au long de la campagne comme l'exemple à ne pas suivre.
Dans un communiqué, le patronat écrivait: les Français ont nettement plus de temps libre que les Suisses. Cela n'a pas apporté grand-chose à la France. Le taux de chômage est élevé, l'économie affaiblie et les Français se font porter pâle deux fois plus souvent (8,5 jours par an) que les Suisses.»
pym
http://www.rts.ch/info/suisse/3847897-ces-suisses-qui-refusent-des-vacances-fascinent-les-etrangers.html