
Benjamin Netanyahou (AFP)
Le président américain
Barack Obama et le Premier ministre israélien
Benjamin Netanyahou se sont entretenus mardi 23 mars pendant plus d'une heure trente à la Maison Blanche. Le teneur de la rencontre, qui s'est déroulée en deux temps, n'a pas filtré. Le Premier ministre de l'Etat hébreu a rencontré Barack Obama pendant 90 minutes dans le Bureau ovale, trente minutes de plus que prévu. Puis le président américain s'est retiré dans sa résidence alors que Benjamin Netanyahou restait à la Maison Blanche pour consulter ses conseillers.
Le chef du gouvernement israélien a alors sollicité
un deuxième entretien avec Barack Obama qui a accepté de lui accorder une demi-heure de nouvelles discussions. A l'issue de ces deux heures, ni la Maison Blanche ni l'équipe de Benjamin Netanyahou n'ont souhaité faire de commentaire, une position inhabituelle.
Nouvelles constructions annoncées
Peu avant cette rencontre le Premier ministre israélien avait
haussé le ton face aux critiques sur les constructions de logements à Jérusalem-est. "Si les Américains soutiennent les demandes déraisonnables présentées par les Palestiniens concernant un gel de la construction à Jérusalem, le processus politique risque d'être bloqué pendant un an", a-t-il lancé.
Cette déclaration survient au moment où la radio publique israélienne a annoncé que la municipalité de Jérusalem a donné son accord à la destruction de l'hôtel Shepherd dans le quartier palestinien de Sheikh Jarrah pour permettre la construction de
20 logements destinés à des familles israéliennes.
Ce projet a été lancé par le millionnaire juif Irving Moskowitz, qui finance plusieurs organisations ultra-nationalistes. Son but déclaré serait d'encourager l'installation d'israéliens dans des quartiers arabes de Jérusalem-est qu'Israël a annexé.
Si cette annonce est confirmée elle résonnera comme un écho de l'incident qui a déclenché la
crise diplomatique entre les Etats-Unis et Israël. Lors de sa visite à Jérusalem, le vice-président américain Joe Biden avait appris la construction de 1.600 nouveaux logements.
Washington avait fermement condamné l'initiative, arguant qu'elle n'était pas seulement néfaste pour la paix, mais aussi pour la crédibilité des efforts américains afin de regagner la confiance du monde arabe, et isoler l'Iran.
(Nouvelobs.com)