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Par webrunner
Par Marc Vignaud

"Oui, ils savaient, oui, ils en ont tiré un avantage politique." C'est peu après 15 heures, jeudi, que Charles Pasqua rompt le silence et déroule ses "révélations" sur l'affaire dite de l'Angolate pour laquelle il a été condamné à un an de prison ferme fin octobre. "Un jugement qui me scandalise et que je n'accepte pas", insiste-t-il avant d'affirmer : "En décembre 1995, Jacques Chirac, Dominique de Villepin (à l'époque secrétaire général de l'Élysée), Charles Millon (ancien ministre de la Défense) étaient informés des ventes d'armes vers l'Angola. Cette opération s'est faite avec l'aval du président de la République." Et de souligner qu'"aucun d'entre eux n'a été entendu par le magistrat instructeur. Aucun d'entre eux ne s'est opposé à ces opérations." "Comment, puisque la justice a estimé que ces ventes d'armes sont illégales, ces autorités n'ont rien fait pour arrêter ces opérations et ne sont-elles pas poursuivies pour complicité ?" s'interroge Pasqua avec son habituelle faconde...
Il poursuit sa charge : "Dans toute cette affaire, l'ancien président de la République n'a jamais assumé ses responsabilités, il en est de même de Dominique de Villepin. Tous les deux ont manqué à leur devoir."
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