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La situation suscite des inquiétudes au plus haut niveau, même si les Européens écartent à ce stade toute idée d'un sauvetage financier de la Grèce. Dans un discours mis en ligne jeudi par la chancellerie allemande, puis très vite retiré, Angela Merkel se dit "préoccupée" pour la discipline budgétaire au sein de l'Union monétaire. Elle craint que "l'euro ne traverse dans les prochaines années une phase très difficile".
D'après Mme Merkel, l'Allemagne s'est en effet imposé, dans sa Loi fondamentale, un "étroit corset" afin de limiter strictement la progression de son endettement. Cette clause ne laisserait, d'après elle, aucune marge de manoeuvre pour laisser filer les déficits.
"Très fortes contraintes"
La chancelière allemande s'inquiète du fait que tous les Etats de la zone euro ne disposent pas de semblables contraintes. Et que personne ne sera en mesure de les obliger à revenir dans les clous du pacte de stabilité : "Qui va dire au Parlement grec qu'il est prié de faire une nouvelle réforme des retraites ? Je ne sais pas si l'on apprécierait beaucoup là-bas que l'Allemagne dicte des ordres. Le Parlement allemand, lui, ne serait certainement pas ravi si la Grèce le faisait pour nous", estime Mme Merkel. D'après elle, cette situation "pourrait nous apporter de très fortes contraintes".
Lundi 18 janvier à Bruxelles, les ministres des finances de la zone euro vont demander au représentant grec d'appliquer à la lettre le programme de stabilité concocté par le gouvernement. "Il est important que le ministre grec des finances sente (qu'il a) le soutien de toute l'Union européenne", a indiqué, jeudi, la ministre espagnole des finances, Elena Salgado, dont le pays assure la présidence tournante de l'Union européenne.
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La situation suscite des inquiétudes au plus haut niveau, même si les Européens écartent à ce stade toute idée d'un sauvetage financier de la Grèce. Dans un discours mis en ligne jeudi par la chancellerie allemande, puis très vite retiré, Angela Merkel se dit "préoccupée" pour la discipline budgétaire au sein de l'Union monétaire. Elle craint que "l'euro ne traverse dans les prochaines années une phase très difficile".
D'après Mme Merkel, l'Allemagne s'est en effet imposé, dans sa Loi fondamentale, un "étroit corset" afin de limiter strictement la progression de son endettement. Cette clause ne laisserait, d'après elle, aucune marge de manoeuvre pour laisser filer les déficits.
"Très fortes contraintes"
La chancelière allemande s'inquiète du fait que tous les Etats de la zone euro ne disposent pas de semblables contraintes. Et que personne ne sera en mesure de les obliger à revenir dans les clous du pacte de stabilité : "Qui va dire au Parlement grec qu'il est prié de faire une nouvelle réforme des retraites ? Je ne sais pas si l'on apprécierait beaucoup là-bas que l'Allemagne dicte des ordres. Le Parlement allemand, lui, ne serait certainement pas ravi si la Grèce le faisait pour nous", estime Mme Merkel. D'après elle, cette situation "pourrait nous apporter de très fortes contraintes".
Lundi 18 janvier à Bruxelles, les ministres des finances de la zone euro vont demander au représentant grec d'appliquer à la lettre le programme de stabilité concocté par le gouvernement. "Il est important que le ministre grec des finances sente (qu'il a) le soutien de toute l'Union européenne", a indiqué, jeudi, la ministre espagnole des finances, Elena Salgado, dont le pays assure la présidence tournante de l'Union européenne.