Alors candidat à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy avait promis... un désengagement de l'Afghanistan :
« Il était certainement utile qu'on les envoie dans la mesure où il y avait un combat contre le terrorisme. Mais la présence à long terme des troupes françaises à cet endroit du monde ne me semble pas décisive ». Un an plus tard, parvenu à l'Elysée, le monarque nous expliqua le contraire : en février 2008, il fallait renforcer le contingent français aux côtés des forces de l'Otan, pour lutter
« pour la paix » et combattre
« les barbares ». Un petit millier d'hommes rejoint alors les troupes sur place. Le
19 août 2008, dix soldats français périssaient dans une embuscade. Nicolas Sarkozy célébrait la mémoire des
« combattants de la paix ».
Samedi dernier, on apprenait qu'un soldat du Régiment d’infanterie de Marine de Vannes, âgé de 22 ans, avait été tué dans une embuscade qui coûta la vie à 5 autres militaires étrangers. Le communiqué de la présidence française prit des accents bushistes :
« Le chef de l’État a une nouvelle fois condamné avec force les pratiques lâches et barbares des ennemis de la paix en Afghanistan et a réaffirmé la détermination de la France à lutter, aux côtés du peuple afghan, contre l’obscurantisme et le terrorisme ». Trois autres militaires français ont été blessés le
21 juillet. Il n'y a eu que 29 morts français depuis 2011, dont près de la moitié depuis 2 ans...