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A/H1N1: antiviraux recommandés pour tous les cas suspects de grippe...bizarre non?
Pour lutter contre la pandémie A/H1N1, la Direction générale de la santé (DGS) recommande aux médecins de prescrire à compter de ce jeudi un traitement antiviral pour tous les cas suspects de grippe, et non plus seulement lorsque la suspicion est combinée à un facteur de risques.
Pour qu'il y ait assez de médicaments disponibles, "nous allons mobiliser le stock stratégique de l'Etat", a déclaré jeudi matin Didier Houssin, directeur général de la santé, au cours d'un point de presse.
Actuellement, les malades ont accès, sur ordonnance, au Tamiflu et au Relenza qui sont produits par les laboratoires et qui sont payants.
A partir du 21 décembre au plus tard, seront disponibles gratuitement en pharmacies, toujours sur ordonnance, trois types d'antiviraux issus des stocks d'Etat: des gélules de 75mg de Tamiflu (pour les adultes et les enfants de plus de 40kg), du Relenza que l'on inhale, et des comprimés sécables Oseltamivir PG 30mg (à réserver de préférence aux enfants). Ces comprimés ont été fabriqués par la Pharmacie centrale des armées à partir de la poudre qui avait été achetée à un laboratoire en 2004 au moment de l'épidémie de grippe aviaire.
Le traitement antiviral curatif (pleine dose pendant cinq jours) est désormais conseillé pour tous les cas suspects de grippe. Evelyne Falip, conseillère de la ministre de la Santé Roselyne Bachelot, souligne que "toutes les grippes que l'on voit (actuellement) sont des grippes A/H1N1".
La DGS recommande de prescrire ce même traitement aux personnes ayant été en contact étroit avec un cas suspect et présentant un facteur de risque. Il leur est maintenant conseillé de prendre un antiviral à pleine dose pendant cinq jours, au lieu de la prophylaxie précédente (une demi-dose pendant 10 jours).
Ces nouvelles recommandations s'appuient sur un avis rendu par les scientifiques du Comité de lutte contre la grippe (CLCG).
"Ce n'est pas un changement de stratégie concernant la vaccination", a insisté Didier Houssin, en précisant que ces mesures venaient en "complément" à la politique d'immunisation.
D'après les chiffres communiqués jeudi par le Directeur général de la santé, l'Etat dispose actuellement de 4 millions de traitements Tamiflu, 3,3 millions de traitements Oseltamivir et 9 millions de traitements Relenza.
Selon le bilan du 9 décembre communiqué jeudi par le ministère de l'Intérieur, le dispositif de vaccination a atteint un niveau record à la fois au niveau du nombre de centres ouverts (981) et au niveau du nombre de personnes vaccinées (197.475). Au total, depuis le 12 novembre, plus de 2,7 millions de personnes ont été vaccinées, dont plus de 400.000 personnels de santé, et plus de 100.000 collégiens et lycéens. Pour le weekend du 12 et 13 décembre, les centres de vaccination seront ouverts dans les mêmes conditions que celui précédent. La vaccination des personnes non-prioritaires doit commencer fin décembre.
Depuis le début de l'épidémie, l'Institut national de veille sanitaire (InVS) a recensé 126 décès liés au virus A/H1N1 et 630 cas graves en France (selon le point de situation au 8 décembre 2009).
Roselyne Bachelot a déclaré mercredi que près de quatre millions de personnes avaient été infectées depuis le début du mois d'août.AP
Cet article est pour le moins étrange, d'autant plus quele même jour sur d'autres médias nous trouvons ceci :
Désintérêt et déclin...En France, la grippe porcine serait sur la pente descendante, tout comme dans de nombreux pays. Pour le réseau SOS Médecins, l’activité diminue dans la plupart des régions et, à l’hôpital, la diminution du nombre de passages aux urgences pour grippe se poursuit.
En Allemagne, l’État fédéral de Brême a fait savoir qu’il voulait annuler le contrat qu’il avait conclu avec les compagnies pharmaceutiques, au sujet du vaccin contre la grippe porcine, à cause du manque d’intérêt de la population pour ce vaccin. Selon les estimations des autorités, 4 % seulement de la population de Brême a été vaccinée, ce qui laisse à l’Etat plusieurs millions de doses de vaccins inutilisés dont la facture s’élève à 30 millions d’euros.
Sylvie Simon
Le mutisme de l’OMS n’est pas une nouveauté. Dans son communiqué du 27 novembre dernier (1), le monde apprenait avec stupeur que le mutant D225G avait été détecté dans plusieurs pays depuis … 6 mois, sans qu’un seul de ses communiqués précédents en fasse mention. Les autorités médicales françaises n’ont rien à envier à l’OMS en matière de mutisme. Toujours le 27 novembre, on apprenait (2) que la mutation était présente en France, relativement à un décès datant de … septembre, soit 2 mois auparavant. Délai justifié par « un travail d’identification beaucoup plus long ». Des cas jugés « sporadiques » par les autorités sanitaires, c’est-à-dire une génération spontanée qui ne se propage pas par contamination, notamment en France où l’on a parlé de « deux cas isolés ».