L'armée libanaise s'est déployée mardi 15 à Tripoli (nord) dans la totalité des quartiers en proie depuis trois jours à des heurts confessionnels meurtriers sur fond de crise en Syrie.
Des unités de l'armée libanaise sont arrivées à 06h00 sur la rue de Syrie, qui sépare les quartiers de Bab el-Tebbaneh, majoritairement sunnite et hostile à Damas, et de Jabal Mohsen, alaouite et sympathisant du régime du président Bachar al-Assad. Hier en soirée, des unités militaires avaient commencé à se positionner dans une zone sunnite et une zone alaouite. Elles ont achevé ce matin de se déployer dans tous les quartiers touchés par les affrontements qui ont fait neuf morts et des dizaines de blessés dans la principale ville du Nord.
Les heurts confessionnels, fréquents à Tripoli, ont éclaté samedi soir après des échanges de tirs entre l'armée et des islamistes réclamant la libération d'un des leurs, Chadi al-Mawlawi, 27 ans, soupçonné de "terrorisme" par les autorités mais présenté par ses proches comme un simple sympathisant de la révolte en Syrie.
Jacques Sapir : Il ne serait pas étonnant que l’Espagne soit obligée de sortir du marché comme la Grèce…
Directeur d'études à l'école des hautes études en sciences sociales.
explications sur la situation économique jusqu'à la fin 2012 et
analyse sur ce que devraient être le franc et la nationalisation des banques.
Vous avez probablement remarqué que lorsqu’un petit groupe prend un verre dans un bar, dine au restaurant, s’amuse en discothèque ou assiste à un austère meeting dans une quelconque salle des fêtes, il arrive un moment où les femmes se rendent aux toilettes. Contrairement à la plupart des hommes, elles le font très rarement seules, le plus souvent elles y vont à deux. Comme si l’expédition menant de la salle au lieu d’aisance était une opération risquée en terre inconnue et hostile, nécessitant une présence tierce rassurante. Et pourtant, les chiottes d’un dancing, c’est très loin des zones tribales de la frontière du Pakistan ! Cela dit, le déplacement ne semble pas si dangereux que ça, car sinon, malgré la dévirilisation actuelle des mâles, elles demanderaient l’assistance d’un homme pour les protéger de toute mauvaise rencontre. Or, elles ne le font pas. La femme ne demande à l’homme de l’accompagner aux toilettes publiques que lorsqu’elle accepte ou désire aller tirer un coup furtif pour donner du piquant au quotidien du couple. Mais avouons-le, cette situation érotique est bien rare et le plus souvent, la femme va pisser accompagnée, pour ne pas dire escortée d’une amie, en sachant que tout élément féminin, même vague connaissance, fera l’affaire. Or, il semble, (il n’existe hélas pas de statistiques fiables sur le sujet) que passé un certain âge, la femme rechigne moins à aller pisser seule dans un lieu public. Au restaurant, on assiste quelquefois à des tablées de femmes ménopausées participant à un repas de retraitées organisé par le comité d’entreprise. Et là, nombre de mamies se lèvent l’une après l’autre en fin de repas et voient moins la nécessité d’y aller à deux. Cette constatation laisse supposer qu’il existe bien une origine de type sexuel de femme encore en activité dans la création de ces binômes féminins mictionnels. Il est aussi très rare qu’une mère aille pisser avec sa fille au restaurant.
Quelle composante sexuelle allez-vous vous demander. Si vous ne vous le demandez pas, l’intérêt porté pour cet article devient caduque et vous pouvez aller lire autre chose plus en harmonie avec vos préoccupations. Eh bien, on pourrait penser à une peur archaïque plus ou moins consciente du viol. Les toilettes sont un lieu de vulnérabilité, car pour y assouvir un besoin, il faut ouvrir sa ceinture, baisser son pantalon ou relever sa jupe, donc se mettre en position de fragilité et de vulnérabilité face à un prédateur éventuel. Or, toutes les femmes raisonnables en ont cependant conscience ; l’agression sexuelle dans les toilettes d’un lieu public est rare, pour ne pas dire exceptionnelle, surtout si l’endroit est plein à craquer, qu’il existe des videurs et que les toilettes sont séparées très souvent pour les femmes et les hommes. Il est évident que la plupart des femmes hésiteraient à baisser culotte si un homme trainait devant le lavabo, l’air hagard, mal rasé et les yeux exorbités. La présence d’une autre femme se voudrait donc rassurante, cette dernière servirait de rempart, de protection, de « femme » de guet surtout si la porte ferme mal. Cette peur est donc plus fantasmée que réelle.
L’autre dimension de nature sexuelle se retrouve au niveau oral. Combien de femmes vont uriner à deux pour avoir un moment d’intimité et de complicité et papoter en se repoudrant ! C’est le moment et le lieu idéal pour sortir des conseils sentencieux, se plaindre ou faire des confidences. « Méfie-toi de Christophe, c’est un dragueur. Il te tourne autour et quand il t’aura baisée, tu n’en entendras plus parler » ou alors plus intime « Mon mari me baise comme un con, on dirait qu’il pense à autre chose » ou encore plus inquiétant « Tu devrais te méfier de Corine, c’est une salope ! Elle tourne autour de ton mec que ça en devient gênant ». Par contre, elles ne s’isoleront pas des mâles pour se demander s’il vaut mieux miser sur Bouygues que sur les ciments Lafarge et encore moins pour se poser la question « Et toi, tu as voté Hollande ou Sarkozy ? ». Pas besoin non plus de partir à deux pour dire que Poutine a plus de charme que Ben Laden, par contre concernant Paul et Robert….
Et puis il y a les demandes délicates qui ne peuvent se faire à table devant une présence masculine. Il faut bien s’en éloigner pour demander un Tampax de secours, loin d’oreilles indiscrètes. Remarquez cependant que lorsque la femme est seule ou uniquement en couple, elle prend son courage à deux mains et va pisser toute seule. On peut tout de même se demander si quelques timorées ne se retiennent pas de peur de s’aventurer isolées vers un lieu qu’elles ressentent comme potentiellement dangereux. Celle qui s’éloigne vers les toilettes le téléphone à la main a par contre souvent de bonnes raison d’y aller sans être accompagnée.
Les hommes en général pissent seuls saufs les buveurs de bière qui discutent en lâchant un jet en groupe dans le caniveau contre un arbre, quand ils ne ponctuent pas leur miction d’un pet sonore ou d’un rôt guttural et synchrone. L’homme, quand il veut faire un aparté, une confidence, poser une question délicate à un ami ne va pas pisser avec lui, il sort fumer dehors pour refiler discrètement des capotes ou du liquide à un copain, quand il ne s’agit pas de tenir un propos salace. Seuls quelques homos qui n’en peuvent plus d’attendre et veulent s’embrasser ou se frotter subrepticement la tige vont aux toilettes ensembles pour ne pas choquer les hétéros par des caresses publiques trop appuyées. Sinon, il s’agit de deux mecs qui vont se faire un rail ou un fix, l’un surveillant pendant que l’autre est en train d’opérer en toute discrétion.
Le dragueur qui se respecte et ne veut pas se faire remarquer en faisant des cercles concentriques, l’œil aux aguets dans une boite de nuit à la recherche d’une proie pour la nuit, sait que le meilleur endroit pour repérer des femmes est de se placer à une table ou un siège juste devant l’entrée des toilettes. Elles y passeront toutes à un moment donné et c’est plus discret pour faire un repérage que de tourner en rond dans la boite ou le bar en scrutant le verre à la main
Malgré tout, le fantasme ou le risque réel du viol à proximité des toilettes est pris très au sérieux par les organisations internationales en charge des camps de réfugiés. Que ce soit les organisations de Nations-Unies, les programmes soutenues par l’Union Européenne ou l’aide américaine, tous ceux qui se préoccupent de ce problème dit de genre ont identifié le danger. Au point que des guides de recommandations préconisent un éclairage suffisamment intense autour des latrines pour minimiser le risque d’agression sexuelle. Personne n’a fait jusqu’à présent la remarque à ces experts de la condition féminine, que l’éclairage, même pour les hommes est avant tout un excellent moyen de ne pas se pisser sur les chaussures et de voir ce que l’on fait quand on s’essuie. Les causes et lieux de viols sont multiples dans les camps de réfugiés et ce n’est pas une petite loupiote ou même un néon qui va dissuader une intention criminelle. Le violeur guettera sa proie ailleurs, quand elle ira chercher de l’eau ou du bois de chauffage.
Pour conclure, disons que ces mictions féminines à deux sont pour de nombreux hommes un mystère aussi inexplicable et secret que le contenu du sac à main des Dames. Mais on peut toujours aimer sans comprendre, il en va souvent des femmes comme de la poésie !
"APPEL À TEMOIN HIER SOIR LE 09 MAI 2012 A BRUXELLES ! HIER SOIR LE GOUVERNEMENT BELGE A FAIT INTERROMPRE LE SPECTACLE DE DIEUDONNE APRES 20 MINUTES ,LORS DE LA DEUXIEME SEANCE ! 100 CRS ET DES CAMIONS ANTI EMEUTE ONT ENCERCLE LES SPECTATEURS ET LES ONT FAIT EVACUÉ ! DIEUDONNE A APPELE AU CALME ET A LA COOPERATION ! NOUS REMERCIONS TOUS LES FANS D AVOIR GARDÉ LEUR SANG FROID !
NOUS SOUHAITONS PORTER PLAINTE CONTRE LES AUTORITES BELGES ET NOUS AVONS BESOIN DE VOS TEMOIGNAGES ! MERCI DE NOUS ENVOYER PHOTOS VIDEOS ET EXPERIENCES DE CET EVENEMENT SUR avilobby@yahoo.fr"
Mélenchon se tâte. On pourrait même dire qu’il se triture. La France retient son souffle. Le choix du leader du Front de gauche devrait intervenir durant le week-end. Il hésite : « Paris, le Val-de-Marne, Marseille ou Hénin-Beaumont ? » Et pourquoi pas Trifouilly-les-Pipettes ou la face cachée de la lune ? Et s’il ne parvient pas à se décider, après tout, il n’a qu’à tirer sa circonscription aux dés.
Non mais, de qui se fout-on ? Pour qui nous prend-on, nous, électeurs ? Pour des paillassons ?
Que toutes les figures qui plastronnent sur le marché de la politique se fassent parachuter par les Etats-majors dans les circonscriptions “gagnables”, cela au mépris des grouillots qui depuis des années font le boulot sur le terrain, ce n’est certes pas une nouveauté. Encore y met-on relativement les formes, préparant la base quelques mois à l’avance histoire que le petit peuple ait au moins une vague idée de la tête du candidat – voir Jack Lang dans les Vosges.
Mais qu’on le fasse avec autant de cynisme et de mépris de l’électeur que ce Monsieur Mélenchon, c’est proprement ahurissant !
Il devait exterminer le Front national, il l’avait promis-juré-craché par terre, éructé et fulminé durant toute la campagne du premier tour. Marine Le Pen l’a distancé de sept points. Ça s’appelle une déculottée. Il veut se venger, niveau cour d’école primaire : « T’vas voir ta gueule à la récré ! »
Les campagnes électorales ressemblent de plus en plus à la télé-réalité. Consternant. Et là, malheureusement, on est contraint de regarder l’émission jusqu’au bout !
Puis pour illustrer les propos un reportage en deux parties : Notre niveau de vie démesuré n’est possible aujourd’hui , dans notre système , que par l’exploitation esclavagiste d’autres etres humains .... Nous vivons bien car a l’autre bout de la planète quelqu’un est entrain de mourir pour notre confort
Le développement des plantations de palmiers à huile est à l’origine d’une déforestation massive en Indonésie et en Malaisie, les deux premiers producteurs mondiaux. Dès à présent, et après avoir favorisé l’essor des économies d’Asie du Sud-Est au prix de cette dévastation, le palmier à huile fait son grand retour en Afrique.
Pour des raisons environnementales en effet, les grands producteurs asiatiques d'huile de palme ne peuvent plus étendre en toute liberté leurs plantations en Indonésie et en Malaisie, qui fournissent les quatre cinquièmes de la production mondiale. Or, la demande en huile de palme des pays du Sud, Chine et Inde en tête, qui consomment plus de 80 % de la production, est en forte progression. Et au Nord, les Etats-Unis et l'Europe accroissent quant à eux leur demande de 13 % chaque année depuis 2000.
L'industrie agro-alimentaire s'inscrit en tête de la demande avec 80 % de la consommation, suivie par l'industrie cosmétique, 19 %, et enfin les carburants, 1 %. La consommation d’un Européen est d’environ 60 kilos/an d’huile de palme, la consommation mondiale s'élevant à une vingtaine de kilos/an par personne.
Cette huile est aujourd'hui la plus consommée au monde (plus de 30 % du total des huiles végétales produites), devant l'huile de soja (24 %), de colza (12 %) et de tournesol (7 %). La production a été multipliée par deux tous les 10 ans depuis 30 ans pour atteindre près de 50 millions de tonnes cette année.
Et suite à la croissance démographique et au développement des agro-carburants dans le monde, on prévoit une augmentation de la demande en huile de 30 % d’ici 2020.
Déforestation
Au cours de la dernière décennie, ce sont chaque année 13 millions d'hectares de forêt qui ont été rasés de la surface de la planète, selon la FAO. Nul ne l'ignore plus, le binôme commerce du bois - exploitation du palmier à huile (Elaeis guineensis) est le premier responsable de ce désastre, orchestré par ces deux industries avec l'agrément des Etats.
Les palmeraies sont des monocultures cultivées sur des terres déboisées et exploitant une main d’œuvre bon marché. Elles surexploitent et empoisonnent les réserves en eau, en utilisant engrais et pesticides. Au bout de vingt ans d’exploitation, il ne subsiste rien qu’un sol dégradé.
Les plantations familiales représentent encore 60 % du secteur des plantations à l’échelle mondiale. Le reste des palmeraies est essentiellement exploité par de grands groupes d’envergure internationale, comme le malaisien Sime Darby, ou l’indonésien Sinar Mas, tous les deux sous le contrôle de capitaux chinois. Les multinationales occidentales de l’agro-alimentaire, comme Unilever (premier consommateur d’huile de palme au monde jusqu’en 2010), Procter & Gamble, Nestlé ou Cargill se sont retirées de la production et font maintenant appel à ces fournisseurs.
L’Indonésie, pratiquement rasée
En Indonésie, 90 % des forêts ont été déboisés à cause du commerce du bois puis de la conversion en palmeraies. Selon une étude de la Banque Mondiale, 1,8 millions d'hectares de forêt vierge y sont rasés chaque année et, toujours selon cette étude, en ce qui concerne l'île de Bornéo, au rythme actuel, l'ensemble des forêts de plaine, hors zones protégées, auront disparu dans les 10 années à venir.
Bien sûr, cette déforestation est responsable de l’expropriation des populations locales, qui les prive de leur principale ressource. Bien souvent, celles-ci n’ont d’autre choix que de céder leur territoire ancestral à des investisseurs étrangers qui s’installent avec l’aide des pouvoirs politiques, voire de l’armée si nécessaire. Les rapports du World Rainforest Movement et les associations comme Survival International font état de menaces, de violences, de violations des droits de l’homme et de destructions de propriétés.
Ces forêts sont pourtant le refuge d’une rare biodiversité (l’Indonésie abrite de 10 à 15 % des plantes, mammifères et oiseaux connus au monde). Certaines espèces animales, dont les emblématiques orangs-outans, les éléphants, et les tigres de Sumatra, sont directement menacées de disparition à court terme.
En dépit de cela, et selon un rapport du WWF, le gouvernement prévoit encore un plan d'extension de 14 millions d'hectares dévolus à la plantation de palmiers à huile, investissant quant à lui 5,6 milliards de dollars pour créer la plus grande palmeraie du monde, d’une superficie de 1 million d’hectares. Et l’Association indonésienne des producteurs d’huile de palme a annoncé que les exportations augmenteront significativement en 2012, tirées essentiellement par les besoins croissants des pays émergents.
L'Afrique, nouvelle frontière pour la culture du palmier à huile
Vaste réserve de terres fertiles, l'Afrique est aussi un grand marché de consommation d'huile de palme, et une tête de pont idéale vers les marchés du Maghreb et d'Europe. Nombre de gouvernements africains approchés par les industriels de la filière sont séduits par les revenus d'exportation potentiels. C'est pourquoi les projets d'implantation se multiplient depuis quelques mois.
Le Singapourien Olam a monté avec le gouvernement gabonais une co-entreprise qui vise à étendre le palmier à huile sur 300.000 hectares. Quant au Malaisien Sime Darby, après avoir obtenu une concession de 63 ans au Liberia, sur une surface équivalente, il envisage de s'implanter également au sud-ouest du Cameroun, où les communautés villageoises craignent la disparition de 60.000 hectares de forêt.
Jusqu'en 1965, le Nigeria était le premier exportateur mondial d'huile de palme, dont il assurait 30 % des exportations mondiales (un tiers de la production totale du pays). Mais, depuis 1985, la Malaisie a pris la première place et le Nigeria est devenu importateur. Aujourd'hui, le gouvernement souhaite relancer la filière mais les investisseurs privés traînent les pieds.
La Côte d’Ivoire possède également une palmeraie vieille d’un demi-siècle, composée de 69 % de plantations villageoises et traditionnelles et 31 % de plantations industrielles. La filière y fait vivre directement ou indirectement plus de deux millions de personnes. Villageois et industriels procèdent en ce moment au renouvellement des palmiers des friches existantes. Avec un rendement de quatre tonnes d’huile de palme par hectare (contre sept à neuf en Asie du Sud-Est), leur objectif est d’augmenter la rentabilité, afin de rattraper celle des pays asiatiques.
Une forte demande intérieure et le faible volume de production par rapport aux géants du sud-est asiatique font que l’huile de palme ivoirienne pénètre difficilement les principales zones d’importations que sont l’Europe, l’Inde et la Chine. Et sur le marché interne et sous-régional, elle subit la concurrence déloyale des huiles importées frauduleusement.
Dans les années 1920, c'est le Congo belge qui abritait la plus grande plantation, celle des frères Lever, qui ont donné leur nom à l'une des plus puissantes multinationales. Aujourd’hui, le palmier à huile revient donc en force en Afrique, d’où il provient, après avoir été implanté en Asie, avec les conséquences que l’on sait.
Greenpalm, RSPO…
L’huile de palme est privilégiée par les industriels pour ses propriétés chimiques et son faible coût par rapport aux autres huiles végétales (soja, colza, arachide), qui s'explique par le rendement du palmier à huile, en moyenne 10 fois plus élevé que celui du soja. Depuis quelques années toutefois, en raison de l’impact négatif des plantations de palmiers à huile sur l’environnement et de sa nocivité lorsqu’on la consomme de manière régulière pendant plusieurs années (voir en fin d'article), elle suscite une méfiance grandissante.
Aussi, certains industriels de l'agro-alimentaire feraient à présent leur mea culpa. Difficile à croire toutefois… Ces géants de l'alimentation adhèrent au programme GreenPalm, qui leur propose de reverser la (plutôt modique) somme de 1 dollar par tonne d’huile utilisée pour la lutte contre la déforestation. Moyennant cela, l'entreprise peut continuer à utiliser l'huile de palme et s'offrir un label à moindre coût qui mentionne sur l'emballage : "Participe à la lutte contre la déforestation". Il n'est donc pas indiqué "huile de palme durable", une nuance qui échappe souvent au consommateur. Une fois de plus, on joue sur les mots.
Par ailleurs, dès 2004, les acteurs du secteur et les ONG se sont réunis au sein d’une Table ronde sur l’huile de palme durable (RSPO) pour définir les critères de durabilité de la production d’huile de palme : il s’agissait d’un premier pas en vue d’une régulation de ce marché. Il faut néanmoins en signaler les plus grands absents, sans qui aucune avancée ne se pourra se faire : les entreprises agro-alimentaires chinoises et les gouvernements en général.
Selon certaines associations, cette RSPO s’apparente à du greenwashing. En 2009, Greenpeace a notamment publié un rapport intitulé "La face cachée de Sinar Mas", dénonçant les pratiques illégales de cette entreprise en matière de déforestation (absence de permis de déboiser, aucune évaluation des impacts environnementaux, destruction de tourbières), dans le même temps que deux autres de ses filiales, dont Smart visée par l’ONG, participent à la RSPO.
La CTB, l'Agence belge de développement, concluait ainsi son rapport de 2011 sur l’huile de palme dans les échanges mondiaux : "Aujourd’hui l’huile de palme certifiée durable ne représente que 7,5 % du marché. Son avenir s’avère radieux, mais la question est de savoir quelle sera la qualité de cette certification. L’huile 'ségréguée' - toute l’huile est certifiée et tracée du début à la fin de la chaîne -, la seule à pouvoir être vraiment qualifiée de durable, ne représente qu’une petite part de ces 7,5 % et peine à trouver preneur. Quant à l’huile de palme ‘bio’, il s’agit d’un marché très étroit (0,2 %). Enfin, l’huile de palme ‘équitable’ est, pour sa part, encore très loin d’inonder le marché. Dans un communiqué du 18 mars 2010, FLO, qui rassemble de nombreuses organisations de labellisation 'équitable' dont Max Havelaar, explique qu’il n’existe pas de standard de commerce équitable pour l’huile de palme qui soit reconnu internationalement. Ceci n’empêche toutefois pas des produits alimentaires reconnus équitables pour d’autres éléments de leur composition d’en contenir."
Le rapport Arnaque à l’huile de palme durable (2011) des Amis de la Terre indique : "Aujourd’hui, force est de constater que les importations européennes d’huile de palme ont continué d’augmenter malgré les annonces de quelques entreprises et de la grande distribution d’en arrêter la commercialisation. [...] Le principal moteur des importations d’huile de palme en Europe est en réalité le développement des agro-carburants". Selon cette association, "l’essentiel de la production européenne de colza et de tournesol a été détourné vers les agro-carburants et, en substitution, les industriels de l’agro-alimentaire et d’autres secteurs ont augmenté les importations d’huile de palme."
Dès lors, concernant l’huile de palme 'durable' et la RSPO, les critères sont trop faibles et "[...] cette certification est d’abord utilisée pour ne pas remettre en cause le problème fondamental de surconsommation dans les pays riches." Plutôt que de tabler sur l’illusoire développement d’une monoculture d’exportation durable, il serait sage, pour les pays occidentaux, de réduire leur trop grande consommation d’huile, mais également de revenir à des huiles plus locales.
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"Huile végétale : 15 % !"
L'avis du nutritionniste
Souvent mentionnée comme 'huile végétale', l’huile de palme est présente dans les cosmétiques, les savons et détergents, mais surtout dans une quantité impressionnante d'aliments préparés tels que les pizzas, les viennoiseries, les biscuits et pâtisseries, les céréales petit-déjeuner et barres de céréales, les confiseries, les pâtes à tartiner…
Pour les industriels de l’agro-alimentaire, cette huile dispose en effet de deux immenses atouts : son faible coût, et sa texture semi-solide (crémeuse) à température ambiante. Une propriété particulièrement intéressante, car pour obtenir des viennoiseries et autres biscuits moelleux et fondants, il est nécessaire de les préparer avec une matière grasse semi-solide. En effet, si l’industrie utilisait des huiles totalement liquides (à température ambiante), ces aliments paraîtraient secs, les pâtes à tartiner seraient liquides, etc.
La consistance d’une matière grasse à température ambiante dépend de sa composition en acides gras : plus elle contient d’acides grassaturés (AGS) - pour schématiser, les "mauvaises" graisses -, plus elle sera solide. Ainsi, l’huile de palme contient 50 % de ses graisses sous forme d’acides gras saturés, le saindoux 40 %, le beurre 65 %, l’huile de coprah (coco) 90 % . Par contre, les huiles liquides contiennent majoritairement des acides grasinsaturés (qui ont un effet neutre à positif sur la santé), telles que l’huile d’olive qui contient seulement 15 % d’AGS, l’huile de tournesol 11 %, ou l’huile de colza 8 %.
L’industriel n’a donc pas énormément de choix pour plaire au palais du consommateur :
Soit il utilise du beurre, onéreux, et contenant 50g. d’AGS par 100g.
Soit il utilise des huiles liquides, majoritairement insaturées, qu’il doit hydrogéner. Ce processus vise à transformer les acides gras insaturés en AGS, solidifiant ainsi la matière grasse (et augmentant évidemment la proportion d’AGS).
Soit il préfère l’utilisation d’une huile à texture semi-solide, comme l’huile de palme ou de coprah.
Ces trois options mènent de toute façon à une proportion d’environ 50 % d'AGS dans les matières grasses incorporées aux aliments.
Comme nous venons de le voir, il est indéniable que l’huile de palme contient beaucoup d'AGS. Le problème vient en outre de la piètre qualité et de l'omniprésence de cette huile dans les aliments décrits plus haut. D’autant que ces derniers ne nous apportent pas les vitamines, sels minéraux, acides gras essentiels et autres précieux nutriments dont nous avons besoin. Il faudrait de plus veiller à l’absence de matière grasse partiellement hydrogénée dans les préparations, car elles peuvent se révéler nocives pour la santé.
C’est à nous, consommateurs, de réaliser que la plupart de ces produits contiennent bien trop de graisse, et qu’il faut donc en limiter la consommation, qu’ils soient préparés tant avec de l’huile de palme, que de coprah, ou encore avec du beurre ou autre.
l'Algérie est le prochain pays du Maghreb dans l'agenda du NOM.
Les groupes islamistes vont être manipulés afin de faire sombrer le pays dans la chaos, ce chaos permanent dont a besoin l'Empire pour faire main basse sur les richesses énergétiques du pays et aussi, à plus long terme, arriver à étendre l'hégémonie du "Grand Israël" sur tout le pourtour méditerranéen.
Le Front de Libération Nationale (FLN, parti présidentiel) a remporté ce vendredi les élections législatives en Algérie, avec 220 des 462 sièges, et les islamistes ont subi un revers, en arrivant en 3e position avec 66 sièges, a annoncé le ministre de l’Intérieur Daho Ould Kablia.
Le Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia décroche la 2e place, avec 68 sièges. Les deux partis nationalistes membres de l’Alliance présidentielle sortante détiennent donc la majorité absolue au sein de la nouvelle assemblée.
Le FLN obtient 220 sièges dont 68 femmes
Le FLN a amélioré sa performance passant de 136 à 220 sièges, dont 68 femmes, tandis que son allié Rassemblement national démocratique (RND) du Premier ministre Ahmed Ouyahia a remporté six sièges supplémentaires, dont 23 femmes.
Le nombre de sièges dans la nouvelle assemblée a été porté à 462 sièges, contre 389 auparavant.
42,36 % de votants
Ces deux partis sont coalisés depuis 2004 dans une Alliance présidentielle que le parti islamiste Mouvement de la Société pour la Paix (MSP) avait quittée en janvier pour former l’Alliance de l’Algérie Verte (AVV) avec deux autres formations islamistes Al-Islah (Réforme) et Ennhada (Renaissance).
Ces derniers n’ont remporté que 48 sièges. L’ensemble de six des sept formations islamistes en lice, dont l’AVV, n’a récolté que 66 sièges. « Le peuple en 1991 a voté une sanction contre le FLN, en 2012 c’est un vote refuge en faveur du FLN », a déclaré le ministre. Il faisait allusion à la victoire promise au Front Islamique du Salut (FIS) aux élections de 1991 si elles n’avaient pas été interrompues par les militaires.
Le pays a ensuite basculé dans une guerre civile qui a fait près de 200 000 morts. Le taux de participation au scrutin de jeudi a été revu légèrement à la baisse à 42,36 % des 21 millions d’électeurs, contre 42,9 % annoncés jeudi soir. Ce taux avait atteint 35,67 % en 2007.
Les islamistes crient à la « manipulation »
À l’annonce des résultats, les islamistes algériens ont dénoncé « une grande manipulation » des élections législatives, estimant que les résultats officiels du scrutin pourraient exposer la population « à des dangers » dont ils refusent d’assumer « la responsabilité ».
« Il y a une grande manipulation des résultats réels annoncés dans les wilayas (départements) et une exagération illogique de ces résultats en faveur des partis de l’administration », ont-ils affirmé.
Cette « pratique »« finira d’achever ce qui resterait de l’espoir et de la confiance du peuple et expose le peuple à des dangers dont nous n’assumons pas la responsabilité », ont déclaré le Mouvement de la Société pour la Paix (MSP), El-Islah (Réforme) et Ennahda (Renaissance) dans un communiqué juste avant l’annonce officielle.
Paris salue le scrutin
La France a salué vendredi la tenue des élections législatives en Algérie. « Nous nous félicitons que les opérations de vote pour les élections législatives en Algérie se soient globalement déroulées dans le calme et sans incident majeur », a affirmé le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero.
« Dans l’esprit d’indéfectible amitié qui unit les peuples algérien et français, la France forme des vœux pour le succès des travaux de la nouvelle assemblée qui aura la responsabilité de mener à bien la réforme constitutionnelle, dans le cadre des réformes annoncées par le président Bouteflika et attendues par le peuple algérien », a souligné le porte-parole.
Le Financial Times révèle qu’un groupe de gérants de hedge funds ont commencé à « shorter » un certain nombre de pays de la zone euro, y compris l’Allemagne et la Hollande, alors que ces deux pays sans difficultés économiques payent toujours les taux d’intérêt les plus bas sur leurs dettes.
Les hedge funds sont des fonds hautement spéculatifs qui s’adressent à des individus ou des institutions capables de leur confier des sommes très importantes. Leurs investissements reposent sur un éventail de stratégies pour maximiser les bénéfices de leurs investisseurs, et notamment sur le « shorting » (ventes à découvert).
Contrairement à la démarche des investisseurs classiques, qui parient sur une hausse du cours d’une valeur, les « shorters » parient sur la chute d’une valeur. Pour ce faire, ils n’achètent pas les titres en question, mais ils les revendent à terme (c’est-à-dire qu’ils s’engagent à les vendre à une date future convenue) et ils attendent la baisse des cours pour acheter la valeur en question et assurer la livraison, la différence entre les deux transactions constituant leur plus-value.
Jusqu’ici, ces gérants très expérimentés et très bien payés spéculaient sur les pays européens dont les difficultés sont connues : Irlande, Grèce, Espagne et parfois même, France. La nouveauté, c’est qu’ils s’attaquent désormais à des pays cotés triple A, dont les Pays-Bas et l’Allemagne, ce qui implique qu’ils s’attendent à ce que ces pays s’effondrent aussi.
A un second niveau, cela signifie qu’ils s’attendent à un effondrement généralisé de la zone euro, qui entraînera même les pays les plus florissants. Avec la France, l’Allemagne est le pays qui contribue le plus au fonds de secours de la zone euro. Et un effondrement de la zone euro dans son ensemble ne manquerait pas d’entraîner les Etats Unis dans son sillage.
L’un de ces gérants de hedge funds à parier contre l’Allemagne est John Paulson, un milliardaire qui a fait fortune en pariant sur l’effondrement du marché hypothécaire aux États-Unis dans le prolongement de la crise financière de 2008.
L'immense plaque de déchets flottant sur le Pacifique nord offre un environnement apparemment idéal pour un cousin de nos araignées d’eau douce : Halobates sericeus. La pollution géante par les microsplastiques, dont la quantité a été multipliée par 100 depuis 40 ans, se transforme-t-elle en un bienfait pour la nature ? Probablement pas. Une explosion démographique de cet insecte marin pourrait mettre à mal tout un écosystème.
La rencontre de quatre grands courants océaniques dans la Pacifique nord alimente une gigantesque gyre (appelée North Pacific Subtropical Gyre ou NPSG), tournant dans le sens des aiguilles d’une montre. D’une surface de 34 millions de km², elle abrite en son centre une zone calme. De nombreux déchets, principalement des microplastiques, y terminent leur dérive, emprisonnés pour très longtemps.
Les chiffres caractérisant la « grande plaque d'ordures du Pacifique » sont impressionnants. Elle s’étendrait sur 3,43 millions de km² – cinq fois la surface de la France – avec une épaisseur maximale de 30 m et abriterait 3,5 millions de tonnes de plastiques. Certains scientifiques parlent déjà d’un septième continent, une expression un peu excessive puisqu'il n'est pas possible d’y poser le pied ni même de l’observer depuis le pont d’un bateau. Les microplastiques mesurent en effet moins de 5 mm de diamètre.
Contre toute attente, ce nouvel environnement, situé entre Hawaï et la Californie, est propice à la vie. Il offre des substrats solides au sein de zones qui en sont généralement dépourvues. Un cousin de nos araignées d’eau, Halobates sericeus, a visiblement su tirer profit de ce nouveau milieu, selon une étude publiée par Miriam Goldstein (université de Californie ; UCSD) dans Biology Letters. L’augmentation du nombre de particules flottantes, et donc de sites de ponte, serait responsable d’une véritable explosion démographique de la population de cet insecte marin. Mais est-ce une bonne nouvelle ?
Insectes et microplastiques mettent à mal un écosystème
À première vue, la réponse serait positive. Les Halobates sericeus sont une source de nourriture pour de nombreux poissons, oiseaux et crabes (ces crustacés se retrouvent également au milieu de l’océan en étant transportés sur divers débris végétaux). La multiplication des insectes en des lieux où les ressources alimentaires sont fortement limitées leur est donc profitable et pourrait à son tour favoriser leur développement démographique.
Cependant, la réponse est plus mitigée lorsque les conséquences à long terme sont analysées. Les insectes sont également des prédateurs. Ils se nourrissent de plancton, la base de la chaîne alimentaire, et d’œufs de poisson. L’explosion démographique de Halobates sericeuspourrait donc profondément, et toujours de manière hypothétique à ce jour, perturber l’ensemble de l’écosystème marin concerné en fragilisant sa base.
Les chercheurs ont étudié la croissance de la population de Halobates sericeus en dénombrant les œufs collés sur des déchets récoltés dans les années 1970, 1980 et en 2010. Un lien fort a été trouvé entre la croissance de la population de l’insecte et l’augmentation de la surface occupée par les microplastiques et leur densité au sein de la colonne d’eau. Or, les valeurs de ces deux paramètres ont été multipliées par 100 depuis 1972 !
Cette étude fournit un éclairage nouveau sur la pollution de nos océans et démontre surtout à quel point le manque de connaissance se fait sentir. Les oiseaux ou les poissons ingérant les particules et mourant étouffés ne sont pas les seules victimes connues de cette source de pollution…